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Publier les 28 pages ? Pour le patron de la CIA, c’est niet !

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Le directeur de la CIA, John Brennan.
Crédit : Reuters
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Nouvelle Solidarité N° 9/2016 - S’abonner.

Interrogé dans l’émission Meet The Press de la chaine télévisuelle NBC, le dimanche 1er mai, John Brennan, le directeur actuel de la CIA s’est vigoureusement opposé à la levée du statut « secret défense » qui empêche la publication d’un chapitre de 28 pages du rapport de la Commission d’enquête bipartisane du Congrès américain sur les attentats du 11 septembre 2001.

Cette déclaration met fin aux rumeurs répandus par la Maison-Blanche faisant croire que d’ici 60 jours le document pouvait être publié, en entier ou partiellement.

La sortie de Brennan n’est pas surprenante, si l’on tient compte du fait qu’il a fait partie du récent voyage du président Obama en Arabie Saoudite, et que, depuis 25 ans, dans ses différentes fonctions à la CIA, il a passé plus de temps en Arabie Saoudite qu’aux États-Unis. Les États-Unis ont une « relation très solide » avec l’Arabie saoudite, a-t-il avoué, évitant soigneusement de parler du fait que 15 des 19 pirates de l’air venaient de ce pays.

Bien qu’il s’agisse d’un rapport du Congrès, Brennan a tenté de minimiser son importance en le réduisant a une simple compilation d’informations « brutes et non-corroborées », un « mélange de choses vraies et de choses fausses ». Pour ne pas alimenter des rumeurs non-fondées, il ne faudrait pas le publier, dit-il. « Je pense que certains pourraient se prévaloir d’informations non corroborées et non-vérifiés (…) afin de démontrer une implication saoudienne, ce qui serait selon moi, très, très, faux », a-t-il dit.

Brennan a clairement menti en affirmant que la Commission d’enquête a conclut qu’il n’y avait aucune preuve permettant de démontrer le rôle du gouvernement saoudien en tant qu’institution, ni que des officiels ou des citoyens saoudiens aient apporté un soutien financier à Al-Qaïda.

Selon les élus qui ont pu prendre connaissance de son contenu, ce document met en cause le rôle prééminent de l’Arabie Saoudite dans les attentats, et celui de tous ceux qui, au sein des États-Unis et en Angleterre, la protègent.

Brennan et Obama répondent directement à l’offensive menée par l’ancien sénateur de Floride Bob Graham qui avait co-présidé la Commission bipartisane d’enquête sur le 9/11 et qui est la cheville ouvrière derrière ce mouvement pour la publication de ces pages.

Soutenu dans son action par le Comité d’action politique de l’homme politique américain Lyndon LaRouche (LPAC), Graham dénonce le silence imposé par les autorités : « le FBI est allé au-delà d’une simple censure pour tenter d’éviter que la chose éclate ; ils ont pratiqué ce que j’appellerais du ‘mensonge délibéré’ ». (agressive deception)

De leur côté, les familles des victimes des attentats du 11 septembre attendent l’adoption d’une loi permettant de poursuivre les Saoudiens devant les tribunaux. Le projet de loi Justice Against Sponsors of Terrorism Act (JASTA) a été adopté par la commission de la justice du Sénat et attend désormais pour être débattu par l’ensemble du Senat.

Pour leur part, les Saoudiens ont fait savoir que si une telle loi était votée, ils seraient prêts à vendre, près de 750 milliards de dollars de bons du Trésor américains…

La tentative grossière de Brennan de verrouiller le débat pourrait néanmoins produire un fort effet boomerang contre Obama, car la population américaine, et new-yorkaise en particulier, a bien compris qu’on lui cache la vérité.

La complaisance du Président envers l’Arabie Saoudite et l’Empire britannique dont elle n’est que l’excroissance et le bras armé et pétrolier, le fait apparaître pour ce qu’il est réellement : le grouillot d’un oligopole militaro-financier basé à Londres et Wall Street pour qui la vie des êtres humains n’a pas la moindre valeur.

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