1er juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – Le 16 juin dernier, nous annoncions que « le 1er juillet, la zone euro risque de partir en vacances ! ». C’est en effet aujourd’hui que les banques européennes doivent rembourser à la BCE 442 milliards d’euros empruntés 12 mois auparavant pour pallier à la « crise de liquidité ». Sans une nouvelle injection, il était clair que l’état de faillite de nombreuses banques n’était plus dissimulable. Mais le père Trichet a décidé de faire tourner la planche à billet électronique...
Hier, la BCE a finalement décidé de re-prêter 131,9 milliards d’euros à trois mois. Puis ce matin, elle en a remis un coup avec un emprunt illimité à six jours qui a permit d’injecter 111,2 milliards supplémentaires. Les prêts en circulation de la BCE ont atteint un record à 910,4 milliards. A vouloir repousser l’inéluctable échéance, la BCE ne fait qu’accroître le péril. L’euro est discrédité et sa valeur va fondre comme le mark allemand de 1923.
Le système est parvenu à un tel point de désintégration qu’un grand groupe comme Siemens a déposé une demande de licence bancaire afin de pouvoir placer ses liquidités auprès de la BCE plutôt que des banques traditionnelles. C’est de la folie ! Même le gouvernement allemand a reconnu qu’il fallait séparer les activités bancaires normales des spéculatives pour se protéger d’une faillite imminente.
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1er juillet 2010
à 16h13 #