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Cheney/Bandar/Elliot Abrams ont financé les groupes terroristes actuellement en guerre au Liban

27 mai 2007 - 17:54
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(LPAC) Le journaliste du New Yorker Seymour Hersh a déclaré lors d’une interview sur CNN le 22 mai qu’il réitérait les accusations qu’il avait formulées en mars dernier concernant la collaboration entre l’administration Bush et l’Arabie Saoudite pour l’armement de groupes fondamentalistes sunnites afin de combattre le Hezbollah. Il a déclaré que l’explosion récente de violence au nord du Liban entre l’armée libanaise et le Fatah al-Islam, un groupe peu connu jusqu’ici, est le dernier exemple de cette connivence.

Hersh fut interviewé par la journaliste Hala Gorani. En voici quelques extraits :

Hala Gorani : Le journaliste d’investigation Seymour Hersh a rapporté en mars dernier que le gouvernement libanais, dans sa volonté de détruire le Hezbollah, soutenait un groupe de militants sunnites, un groupe qui est aujourd’hui combattu par l’armée libanaise. Seymour nous a rejoint en direct de Washington. Merci d’être avec nous. Quelle est d’après vous la source de financement de ces groupes comme le Fatah al-Islam dans ces camps comme celui de Nahr el Bared par exemple ? D’où vient leur argent et où se sont-ils procurés leurs armes ?

Seymour Hersh : Les acteurs clef sont les saoudiens. Ce dont j’ai parlé est la réalisation d’une sorte d’accord privé entre la Maison Blanche, c’est-à-dire Richard (Dick) Cheney et Elliott Abrams, un conseiller clef de la Maison Blanche, avec Bandar. L’idée était d’amener les saoudiens à soutenir sous couvert certains djihadistes durs, des groupes sunnites, particulièrement au Liban, qui seraient perçus en cas de confrontation avec le Hezbollah (le groupe shiite du sud Liban) comme des alliés. C’est aussi simple que cela.

Gorani : Bien sûr les officiels de l’administration Bush seraient en désaccord avec cela, de même que le gouvernement Siniora, pointant ouvertement le doigt vers la Syrie, disant que le Fatah al-Islam est une résurgence d’un group syrien. D’où pourrait-il se procurer les armes si ce n’est de la Syrie ?

Hersh : Vous devez répondre à cette question. Si c’est vrai, la Syrie qui est proche - et grandement critiquée par l’administration Bush pour cela - du Hezbollah, supporterait aussi des groupes salafistes, la logique ne tient pas. Il s’agit simplement d’un programme sous couvert. Nous nous sommes associés aux saoudiens dans le cadre d’un programme plus vaste afin de stopper le progrès des shiites, du monde shiite, et on va finir par se faire mordre par derrière, comme cela est déjà arrivé dans le passé.

 
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