14 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) – Il n’y a pas d’autre issue que de combattre et de vaincre le système monétariste qui nous domine en même temps qu’il s’effondre. Si Lyndon LaRouche reste pour l‘instant la seule voie qui s’élève pour engager les Etats-Unis vers un retour au système de banque nationale hamiltonienne conforme à la constitution américaine, un changement révolutionnaire qui ne manquerait pas de provoquer un véritable bouleversement mondial, quelques économistes honnêtes haussent néanmoins le ton.
Le 9 juillet devant la Commission des services financiers et la sous-commission des politiques monétaires intérieures de la Chambre des représentants américaine, l’économiste James Galbraith a vivement dénoncé la Fed. Il l’a d’abord accusée de vouloir faire redémarrer la titrisation des crédits hypothécaires par les banques d’affaires alors que ces crédits sont intrinsèquement pourris et valent moins que rien.
A ce sujet, l’économiste Robert Reich, ancien secrétaire au Travail de l’administration Clinton, dans un billet du 9 juillet intitulé « Quand est-ce que la reprise sera là ? Jamais » explique : « Tout ce que nous savons c’est que l’économie actuelle ne peut pas reprendre car elle ne peut pas revenir à sa situation d’avant le crash. Plutôt que de demander quand la reprise sera là, nous devrions poser la question quand et comment la nouvelle économie commencera. »
Dans son intervention au Congrès, James Galbraith s’est aussi prononcé sur l’inconstitutionnalité de la Réserve fédéral. Devant les membres des deux commissions citées précédemment, dont le républicain Ron Paul qui a recueilli 250 co-sponsors pour son projet de loi visant à lancer un audit public de la Réserve fédérale, Galbraith a rappelé que la Fed « n’est pas une autorité indépendante en matière de politique monétaire » mais qu’elle est une « création du Congrès », indépendante seulement de la branche exécutive. Il a ensuite exposé l’inconstitutionnalité certaine du Comité de politique monétaire de la Fed, le FOMC, dont les membres qui président chacun une des 12 circonscriptions de la Fed sont directement dépendants d’un directoire régional composé de banquiers privés, si bien que « l’intérêt des banques pourrait différer de l’intérêt public pour la stabilité du système ».
La tension stratégique et les développements financiers qui s’annoncent dans les prochains mois et semaines pourraient bien, et devront, accélérer la réaction de ces quelques cercles institutionnels qui semblent manifester la volonté de ne pas sombrer avec le système.



















22 juillet 2009
à 07h38 #