7 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – Depuis début juin, l’économiste américain Lyndon LaRouche a mis en garde contre un effondrement du système transatlatique qui pourrait se déclencher courant juillet. Il semble que les évènements aillent dans son sens : en Europe, les politiques d’austérité s’accélèrent avec l’été et la stabilité du système bancaire ne tient plus qu’à un fil. De l’autre côté de l’Atlantique, c’est la désintégration sociale qui frappe de plein fouet.
Le premier à se faire écho de cette mise en garde est le rédacteur pour les Affaires internationales du Daily Telegraph, Ambrose Evans-Pritchard, qui garde toujours un œil sur LaRouche (sans toutefois en partager les conceptions). Dans un article du 5 juillet, il tourne en dérision le fameux « stress test » passé par 100 banques européennes, le qualifiant d’impuissant et constatant qu’il n’a fait qu’empirer les choses. Pour l’éminente économiste qu’est Christine Lagarde, ce test va prouver « la solidité et la bonne santé » de nos banques. Mais selon les experts, il ne sert à rien s’il ne prend pas en compte une dépréciation de 50% sur les obligations grecques et de 30% sur les espagnoles. Selon les sources financières de Pritchard, il semble que ce ne soit pas le cas puisque c’est un « stress test sans stress » ayant pour seul but de rassurer les marchés. Jacques Cailloux, chef économiste à la Royal Bank of Scotland, déclare que « si des mesures politiques plus agressives ne sont pas prises d’ici la fin de l’été, l’on aura un nouvel effet de contagion ». « Les marchés ne peuvent plus faire face à des expositions de 2 000 milliards sur la dette des ménages et des entreprises espagnoles, et cette incapacité ne pourra plus être palliée très longtemps par des prêts à trois mois de la BCE ». « Ce n’est pas une histoire secondaire cette fois-ci ; le cœur de l’eurozone est infecté et en particulier la France. », conclut-il en panique.
Dans un article publié la veille, Pritchard relatait l’état de désintégration avancée de l’économie américaine. Sous le titre « Avec les Etats-Unis en pleine dépression, ça commence vraiment à sentir comme en 1932 », il évoque la chute de l’immobilier, des ventes au détail et des commandes industrielles, la faillite d’Etats comme la Californie et l’Illinois, et l’explosion du chômage. « Soyons honnêtes. Les Etats-Unis sont toujours plongés dans la dépression après 18 mois de politique monétaire à taux zéro, d’assouplissement quantitatif et de stimulus fiscal qui ont fait passé le déficit à plus de 10% du PIB. » En trois ans, la population active employée est passée de 63% à 58,5% de la population active en âge de travailler (et la baisse se poursuit). Les chômeurs non indemnisés sont plus de 9 millions. « Ca commence vraiment à sentir comme en 1932 », conclut-il.
Quant au Financial Times, il est pris de panique face la vague imminente de défauts de paiement des municipalités américaines. Le quotidien de la City évoque « les craintes que les collectivités locales à court de cash soient en difficulté pour rembourser leurs emprunts », particulièrement en Californie, Illinois, Michigan et New York ; les investisseurs pensent que « l’anxiété fiscale sur l’eurozone va infester les Etats-Unis ».
Pour CNBC, c’est la « bombe à retardement » italienne qui va frapper et mettre « en grand danger l’eurozone ».
Mort Zuckerman, éditeur du New York Daily News et de US News and World Report, évoque le plongeon de l’économie américaine et d’un Obama enferré dans le « politic as usual », bien incapable de créer des emplois. Pour la population, « le rêve américain se volatilise devant leurs yeux (…) la magie de la campagne d’Obama est désormais brisée alors que la désillusion se généralise. La montée d’Obama fut spectaculaire, telle est aussi sa chute. »
Il va y avoir de la place pour les idées neuves et les nouvelles têtes...
L’alternative :
- 2012 : Cheminade candidat « pour contribuer dès maintenant à un sursaut »
- LaRouche sur Glass-Steagall : éliminer l’argent fictif ou voir nos économies sombrer



















9 juillet 2010
à 16h50 #