22 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – Plus l’enquête avance sur ladite « Affaire Woerth-Bettencourt » et plus de nouvelles suspicions apparaissent concernant Nicolas Sarkozy.
Aujourd’hui, ce sont des extraits de l’audition de l’ex-comptable des Bettencourt, Claire Thibout, par la juge Isabelle Prévost-Desprez, parus dans Le Monde qui mettent une nouvelle fois en cause le chef de l’Etat et sa possible intervention politique dans le différent judiciaire qui oppose la milliardaire à sa fille, celle-ci considérant sa mère comme étant manipulable et manipulée.
D’après Claire Thibout, en novembre 2008, « Patrice de Maistre lui a rédigé un mot qu’elle a appris par cœur pour le rendez-vous avec Nicolas Sarkozy président de la République. (…) Ce mot disait qu’elle le félicitait pour son élection, qu’elle avait des ennuis avec sa fille en précisant ’je vous ai toujours aidé et je vous aiderai toujours’. Elle ajoutait qu’elle lui demandait de régler le problème avec sa fille. »
Troublant, surtout lorsque l’on se rappelle que Patrice de Maistre expliquait sur un enregistrement réalisé par l’ancien majordome de la famille : « J’ai vu, euh, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires juridiques et judiciaires, Patrick Ouart, qui n’est plus à l’Elysée mais qui n’a pas été remplacé et qui travaille chez Bernard Arnault, et qui m’aime beaucoup. Et il a voulu me voir l’autre jour et il m’a dit, M. de Maistre, le président continue de suivre ça de très près… [l’affaire qui oppose la mère et la fille, ndr](…) Et en première instance, on ne peut rien faire de plus, mais on peut vous dire qu’en cour d’appel, si vous perdez, on connaît très, très bien le procureur. »
Alors, Sarkogate ?
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24 juillet 2010
à 00h36 #