4 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – L’effondrement de la bulle financière de Dubaï n’est ni un évènement local, ni un phénomène isolé. C’est un signe de l’effondrement de l’empire monétariste britannique qui régnait jusqu’ici sur le monde. Comme l’a expliqué hier l’économiste américain Lyndon LaRouche lors de sa conférence internet, Dubaï a servi de structure de remplacement depuis 1997, lorsque la monarchie britannique a rendu Hong Kong à la Chine. Depuis les Guerres de l’Opium du XIXe siècle, cette île chinoise devenue port franc, et qui donna son nom en 1865 à la fameuse banque de l’Empire britannique HSBC (Hong Kong and Shangaï Bank Corporation), servait de centre financier off-shore pour le blanchiment de l’argent de la drogue et sa dissémination, dans diverses opération sales de par le monde. Le rôle de la nouvelle Hong Kong du XXIe siècle était notamment révélé au grand jour après les attaques terroristes sur Bombay de novembre 2008.
Voici un extrait des propos tenus hier soir par LaRouche :
« Qu’est ce que Dubaï ? Lorsque la Chine a assimilé Hong Kong, la tradition du Raj britannique s’en est allée ! Qu’ont fait les britanniques ? Ils se sont repliés sur Dubaï ! « Goodbye Hong Kong, bonjour Dubaï ! »
Dubaï est le pire des pôles de corruption de toute la planète. Ainsi, dans les pays voisins, si vous avez une transaction sale à faire, vous allez à Dubaï. Pour comprendre Dubaï, il faut comprendre ce qu’était Hong Kong. Comment cet ex-dominion britannique était devenu ce qu’il était ? Par la drogue ! Qu’est-ce que Dubaï aujourd’hui ? La drogue ! Celle qui vient d’Afghanistan, et particulièrement de sa partie sud. Et qui occupe cette zone ? L’armée britannique ; elle y supervise l’économie de la drogue. L’opium est cultivé par les paysans locaux, sous la menace des armes, et est ensuite transformé en héroïne. Le sud de l’Afghanistan est le premier producteur d’héroïne au monde, sous occupation britannique !
Dubaï est aujourd’hui le centre du trafic mondial de drogue, comme l’était Hong Kong auparavant. C’est une des principales places au monde pour tout ce qui est illégal. »
Dubaï est un centre financier off-shore géré directement par la City de Londres. [*] Les banques britanniques, qui représentent 40% des investissements étrangers aux Emirats Arabes Unis, sont les plus exposées à la faillite du conglomérat public Dubaï World, au premier rang desquelles on trouve Royal Bank of Scotland, HSBC et Llyods. Cinq jours avant l’annonce du moratoire sur la dette de Dubaï World, le souverain de Dubaï, le Cheikh Mohammed, était en visite à Londres pour rencontrer Gordon Brown et la Reine Elizabeth 2.
Cet émirat, qui n’a pas de ressource pétrolière, est un gigantesque Disneyland immobilier financé uniquement par des emprunts aussi démesurés que ses buildings. Il fallait être aveugle pour croire à sa solidité, ou alors penser que l’Empire financier international serait éternel.



















5 décembre 2009
à 04h58 #