30 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) – Se préparant à une vague de défauts qui mettrait à bas le système bancaire, le gouvernement allemand a préparé un projet de loi fondé sur le principe clé de la loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt : l’Etat est responsable du maintien des activités bancaires normales (dépôts, crédits, comptes courants) quoi qu’il arrive mais ne doit rien aux banques d’investissement et aux spéculateurs.
La nouvelle a filtré hier après-midi dans les médias allemands et le projet de loi de 111 pages doit être adopté avant les vacances parlementaires. Dès lors, le gouvernement aura le pouvoir, via le Soffin (Fonds spécial pour la stabilisation des marchés financiers ) et un émissaire spécial du gouvernement, de saisir toute banque menaçant d’entraîner un effondrement en chaîne et d’établir une séparation étanche entre ses activités de dépôt et ses activités d’investissement. Les activités régulières seront soit vendues à une banque solvable, soit placées sous protection publique ; tout ce qui reste – les dettes illégitimes et autres produits financiers dérivés – pourra ensuite être placé en liquidation judiciaire. Selon les rapports de presse, cette loi vise à épargner à l’Etat de devoir renflouer les banques en faillite avec l’argent du contribuable.
Helga Zepp-LaRouche, présidente du Büso, le parti qui a imposé le Glass-Steagall dans le débat allemand, a qualifié ce projet de « pas de géant », à condition que le gouvernement aille jusqu’au bout de sa démarche. Est-ce que de ce côté-ci du Rhin, le Président est prêt à se fâcher avec ses copains de la banque universelle ? Quoi qu’il en soit, n’attendons rien de l’Elysée et faisons savoir au peuple l’enjeu du Glass-Steagall pour sa survie.
Notre politique :
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30 juin 2010
à 23h44 #