19 novembre 2008 (LPAC) — Suite à l’éclatement de la prétendue « bulle immobilière » en 2007, le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson et le chef de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke, n’ont cessé d’inventer de nouveaux moyens pour fournir des liquidités aux institutions financières, via des instruments spéciaux.
Il existe actuellement pas moins de onze facilités de ce genre, dont huit ont été créées ces quinze derniers mois. La quantité de prêts accordés dépasse désormais la barre des 2000 milliards de dollars, soit plus du double du montant au 14 septembre, lorsque la Fed a commencé à accepter, en nantissement, des titres de qualité de plus en plus douteuse.
Aujourd’hui, sous prétexte de ne pas vouloir répandre une panique capable de provoquer un krach bancaire, la Fed refuse carrément de divulguer l’identité de ceux qui ont bénéficié de ces largesses, et à quelle hauteur.
Le 10 novembre, Bloomberg News évoquait ses propres efforts pour obtenir cette information : l’agence de presse a déposé une plainte dans le cadre de la Loi sur la liberté de l’Information (FOIA), tout en intentant une action au niveau fédéral, afin de forcer le gouvernement à révéler quelles institutions ont emprunté des fonds et quels titres la Réserve fédérale a acceptés en retour.
Le Congrès a également tenté d’obtenir ces informations. La sous-commission sur la politique intérieure a convoqué Neel Kashkari, le patron des plans de sauvetage nommé par Paulson et ancien collègue de Goldman Sachs, à une audition le 14 novembre. Les dirigeants démocrate et républicain de cette sous-commission, Dennis Kuchinich et Darrell Issa, ont envoyé une lettre au secrétaire au Trésor lui signifiant qu’il était « impératif » qu’il informe le Congrès sur l’utilisation des fonds. Mais les réponses de Kashkari restèrent vagues et non concluantes.
Un bon exemple de la futilité des tentatives de sauver un système déjà mort est fourni par le géant de l’assurance AIG, qui vient de bénéficier de son troisième renflouement.
En septembre, la Réserve fédérale (Fed) lui avait prêté une première tranche de 85 milliards de dollars, « nantie » par les actifs de la société. Trois semaines plus tard, début octobre, la Fed lui en accorda 38 de plus. Puis, le 10 novembre, le département du Trésor et la Réserve fédérale annoncèrent une nouvelle augmentation des fonds mis à la disposition d’AIG (27 milliards de plus, soit 150 milliards de dollars en tout), sous forme de la vente d’action privilégiées au TARP (le plan de secours aux actifs en difficulté). En outre, le loyer sur les prêts existants de la Fed sera réduit de 8,5% à 3% et leur échéance prolongée à trois ans.
Jusque-là, la Fed affirmait n’accepter que des nantissements de qualité pour les prêts aux institutions financières en difficulté, mais il arrive souvent que des titres bien cotés s’avèrent sans valeur. Le Comité d’action politique de LaRouche (LPAC) a demandé une enquête sur ces questions pour assurer la transparence.
Lyndon LaRouche a récemment invoqué l’action exemplaire de Franklin Rooseveltdevant un problème similaire. Les auditions de la commission Pecora visant à faire la lumière sur la corruption systémique du système financier s’avéra un moyen efficace de mobiliser du soutien pour une réforme en profondeur, en conformité avec la Constitution américaine.
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20 novembre 2008
à 11h09 #