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Grèce/eurozone : attaques spéculatives et ingouvernabilité

30 janvier 2010 - 16:51
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30 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) – Hier, au Forum économique mondial de Davos, le Premier ministre grec a dénoncé les attaques spéculatives contre son pays, qui a vu son taux obligataire à 10 ans passer de 6,22% à 7,14% en deux jours. « Il est clair que certaines des attaques contre la Grèce visent plus largement l’euro (...) derrière la Grèce, il y a le Portugal et l’Espagne », a-t-il dit, qui ont eux aussi vu leur taux monter dans la foulée.

« Le pays est victime d’une violente attaque spéculative qui menace la stabilité de la zone euro », écrit Jean Quatremer dans Libération. « Les marchés jouent l’éclatement de la zone euro… Or si la Grèce s’effondre, c’est toute la zone qui sera menacée. » Cette attaque s’est principalement matérialisée par un article du quotidien de la City de Londres, le Financial Times, qui affirmait que la Chine avait refusé d’acheter pour 25 milliards d’euros d’emprunts grecs, une rumeur aussitôt démentie mais dont l’effet a lourdement joué contre la Grèce.

La Banque centrale européenne n’étant pas autorisée par le Traité de Maastricht à venir en aide à un Etat (ce qui n’est pas le cas lorsque ce sont les spéculateurs qui sont en difficulté), les rumeurs enflent sur un éventuel renflouement de la Grèce grâce à des prêts émis par l’Allemagne et la France. Mais dans tous les cas de figure, la Grèce sera forcée d’appliquer une cure d’austérité drastique pour ne pas voir le robinet des finances se fermer. La BCE, l’UE, les Etats-membres et les « marchés » sont tous d’accord là-dessus et le gouvernement grec ne voudrait pas se retrouver au ban des nations comme l’est l’Islande.

Les clous de Maastricht ne se retournent pas seulement contre la péninsule hellénique, puisque François Fillon doit rendre sa copie à Bruxelles en début de semaine. Objectif : réduire le déficit budgétaire de 8,5% à 3% du PIB d’ici 2013. Au programme : geler les budgets des ministères, inciter les collectivités locales à faire de même, juguler les dépenses de l’assurance maladie et poursuivre le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Si ces mesures sont compatibles avec le pacte d’austérité de Maastricht, le sont-elles avec les promesses faites par Nicolas Sarkozy sur TF1 à 11 français frappés par la crise ?

Soumis aux ordres d’une autorité monétaire supranationale et au manque de caractère de leurs dirigeants, nos pays européens sont devenus ingouvernables : l’on ne peut pas y mener une véritable politique pour préparer l’avenir. Le même mal frappe de l’autre côté de l’Atlantique, où l’administration Obama est en train d’adopter les critères de Maastricht et son cortège de coupes budgétaires. La sortie de secours est celle qui nous mène vers un système de crédit entre nations souveraines.


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Commentaires

par Laupi
1er février 2010
à 17h24

« Le pays est victime d’une violente attaque spéculative qui menace la stabilité de la zone euro », écrit Jean Quatremer dans Libération. « Les marchés jouent l’éclatement de la zone euro… Or si la Grèce s’effondre, c’est toute la zone qui sera menacée. »
Les spéculateurs tentent de faire s’effondrer l’Euro, et donc la puissance Européenne : doit-on y voir la main de Georges Soros, le multi-milliardaire de l’Elite, qui milite pour la baisse du $ et pour faire de la Chine, le nouveau moteur du monde (ce qui signifie détruire encore davantage nos vieux pays occidentaux en dés-industrialisant et en ruinant l’agriculture). La Chine Communiste est le prototype de la dictature néo-mondialiste voulue par Soros et Consorts : Ultra-libéralisme économique et absence de démocratie, sous une hypocrite façade de socialisme

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par matiere invisible
31 janvier 2010
à 10h29

Cela suppose qu’on fasse sauter les restrictions nationales (loi du 3 janvier 1973) et internationales (depuis l’article 104 du Traité de Maastricht), en faveur du bien public et du respect des droits inaliénables et des principes définis dans le préambule de notre Constitution, qui sont aujourd’hui bafoués.

Question suite à cette affirmation ci-dessus :

Concrètement, ne faut-il pas sortir de l’UE pour reconstruire l’UE comme souhaité ou abandonné la construction européenne ?
Quel moyen de pression avons-nous ?

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