Très bonne prestation de M.Cheminade. Simple, concis, éfficace. Il a réussi à faire passer les messages. Pourvu qu’un max d’auditeurs et d’auditrices les ont entendu et viennent grossir les rangs du mouvement.
incroyable comment les intervenants autre que Jacques essaient de défendre les intérêts qu’ils représentent, seul Jacques défend vraiment le peuple contre la finance, l’intérêt général, l’entente et le développement mutuel : le ciment le sable et l’eau du progrès !
Incroyable... ? En fait j’aurais tendance à dire que pas du tout. Au contraire : dans un système monétariste, intrinsèquement, chacun ne peut que défendre SA peau CONTRE celle des autres.
Si ce mode de pensée échoue du fait que qqn apporte l’esprit westphalien dans le débat, je dirais que c’est le système monétariste qui tombe.
Ce débat est très intéressant car il permet de voir quelles sont les idées clé de S&P qui ne peuvent pas être comprises tel quel, dans un débat "classique", sans pédagogie supplémentaire.
1) la notion de productivité
L’écologiste qui participe au débat stigmatise d’emblée, et c’est bien normal, le fait de vouloir augmenter la productivité par tête, km² etc., mais c’est pour, juste après, évoquer la nécessité que l’économie soit mise au service du bien-être commun.
Comme cela a vraisemblablement été compris à Nîmes, la notion de productivité en Economie physique rejoint non pas les moyens mais les buts que cherchent à atteindre les écologistes sincères (pas les dogmatiques). Sortir d’une société de consommation etc. Mais ça implique bien plus que ça.
Il faut donc expliquer ce qu’est la productivité en Economie physique. Sans quoi, ce sera un dialogue de sourd.
2) l’écologie, évidemment
Le coup de coeur des intervenants met qqch d’assez effroyable
en évidence.
L’écologiste applaudit lorsqu’on sauve un cheval de l’abattoir (ce qui est en soi une bonne chose), alors que ce sont les peuples européens qu’on mène très actuellement à l’abattoir.
La toute dernière phrase de Jacques laisse heureusement un petit paradoxe dans la tête : "Se battre pour une écologie humaine et pas celle qui oppose la nature à l’homme."
Mais Vernadsky doit être expliqué. Sans quoi, là aussi : dialogue de sourds.
Dans l’esprit de beaucoup, productivité entre en résonance avec productivisme, produire pour enrichir une elite, pour occuper les masses, pendant que la masse produit , et vit mal de cette productivité, elle ne pense pas, elle survit.
Produire pour qui ? POURQUOI ?
L’humanité n’a jamais autant produit de produits et le résultat est là.
C’est pour cela que ce mot productivité est associé à l’esclavage moderne, sans un lien reel avec la nature et l’univers.
Ce mot est emprunt de négativité et il est délica à employer dans un débat car les eclairssissements sur ce mot necessitent ensuite des explications assez longues.
"Les eclairssissements sur ce mot necessitent ensuite des explications assez longues."
Je dirais... oui et non :) Bien sûr que ça nécessite de la pédagogie, c’est évident.
Mais je soulignerais aussi que l’ensemble de l’émission, l’ensemble des interventions de Jacques suggère à l’auditeur que derrière son discours... il y a des "choses à comprendre" qui vont au-delà du paradigme auquel on est habitués.
Je prendrai comme exemple le passage très drôle sur l’Afghanistan, je crois. Tout le monde donne un avis qu’on a tous entendu dans les médias, et Jacques donne un éclairage à partir du trafic de drogue entretenu par l’OTAN. Blanc. Style : personne n’a jamais entendu ça et personne n’a rien à dire.
Le coup de coeur évoquant Lyndon LaRouche dans une émission rassemblant des gens de tous horizons et politiquement corrects (UMP, écolo...) n’aura pas non plus manqué de laisser une petite discontinuité dans les oreilles...
27 mai 2010
à 21h14 #