Le 9 avril (LPAC)—Dans un entretien accordé au quotidien argentin, Pagina 12, l’économiste américain James Galbraith a noté que depuis une vingtaine d’années, économistes et professeurs des départements économiques des universités ont passé le plus clair de leur temps a expliquer qu’une crise systémique, du type de celle que nous vivons aujourd’hui, était tout bonnement impossible !
Les départements d’économie, a dit Galbraith, sont devenus des endroits confinés, où les économistes néolibéraux ne font que se parler entre eux, sans réaliser que leur influence est en déclin. « Ces gens sont convaincus qu’un jour le monde se rappellera d’eux comme de grands penseurs », a-t-il souligné, « mais ceci n’aura jamais lieu. »
Le moment est donc venu, suggère Galbraith, de commencer à poser les bonnes questions :
- « Pourquoi financer un département d’économie dont les théories ne permettent pas de concevoir une crise globale, telle que celle que nous sommes en train de vivre ? »
- « Quel est le but d’une institution de ce type, si ce qu’elle enseigne n’a rien à voir avec les problèmes auxquels on doit faire face ? »
Galbraith recommande que soient ramenées aux universités « les personnes qui connaissent quelque chose à ces problèmes et qui ont été exclues depuis longtemps, à l’échelle mondiale ».
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12 avril 2009
à 06h17 #