Dans une nouvelle provocation contre la Chine par l’administration Obama, l’ambassadeur américain en Chine Gary Locke a accordé une interview à la presse aujourd’hui au cours de laquelle il a ouvertement spéculé sur le renversement du gouvernement chinois. Ce comportement fait écho à celui d’un autre ambassadeur américain, celui-là à Moscou (voir plus bas) et à l’objectif avoué de l’ambassadeur américain en Syrie de renverser le gouvernement du pays dont il est l’hôte.
Dans une interview à la National Public Radio le 18 janvier, Locke a souligné la grande frustration qu’éprouvait selon lui le peuple chinois à l’égard de son gouvernement, et a décrit la situation comme étant « très délicate..., très délicate ». « Je crois qu’il existe un pouvoir du peuple, et il y a une frustration croissante dans la population concernant le fonctionnement du gouvernement, la corruption, le manque de transparence, et les questions qui préoccupent les chinois sur une base quotidienne et qui sont selon eux négligées », a-t-il expliqué. Et lorsqu’on lui a demandé si la situation était stable, il a ajouté : « Je pense qu’elle est très délicate..., très délicate. Mais il y a eu plus tôt cette année des appels pour une révolution du jasmin, mais rien n’en est sorti. Il faudrait quelque chose de très significatif, interne à la Chine. »
Locke s’en est ensuite pris tous azimuts à la gestion du gouvernement sur les droits de l’homme, une situation qui « s’aggraverait » selon lui mais qui est de plus en plus contestée par le peuple. La porte-parole du département d’Etat américain Victoria Nuland a par la suite confirmé que l’ambassadeur « parlait évidemment au nom de l’administration », mais a refusé de répéter son affirmation selon laquelle le gouvernement chinois serait instable.
A Moscou, le comportement outrageux du nouvel ambassadeur nommé par Obama, Michael McFaul, a provoqué l’ire des principaux journaux télévisés du pays au cours des deux derniers jours, ainsi que celle du peuple russe dans son ensemble, indépendamment de toute tendance.
Le ferment contre McFaul s’est manifesté au cours d’une conférence internet avec Lyndon LaRouche, lorsque un activiste de longue date pour les droits civiques en Russie, qui avait été en contact avec McFaul au cours des activités de ce dernier vers la fin du régime soviétique, a demandé à LaRouche pourquoi Obama avait nommé une personnalité aussi marquée comme ambassadeur. « McFaul n’est pas un diplomate de carrière, mais un spécialiste de la Russie qui a été pendant plusieurs années associé aux réformateurs libéraux », a expliqué cet activiste. « McFaul lui-même a confié à plusieurs personnes que je connais qu’il était venu en Union soviétique vers la fin des années 80, jusqu’au début des années 90, dans le cadre de projets de ’démocratisation’, mais qu’il n’était pas du tout intéressé à développer la démocratie en tant que telle, qu’il était seulement intéressé par l’effondrement de l’Union soviétique. Lundi dernier, FcFaul a présenté ses lettres de créance. Et dès mardi, il rencontrait des représentants de l’opposition libérale au Kremlin. » Il a ensuite demandé si McFaul n’avait pas été envoyé avec l’intention de casser la Russie, comme cela avait été le cas vis-à-vis de l’Union soviétique il y a 20 ans.
En réponse à une question semblable soumise par un autre participant, le professeur Igor Panarin de l’Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères, LaRouche a précisé que FcFaul représentait des intérêts britanniques, et non pas américains.
Dans un commentaire lors du journal télévisé de Première chaîne, la plus regardée en Russie, Mikhal Leontyev a cité McFaul dans ses propres mots, disant qu’il n’était pas, contrairement à l’usage, ni un spécialiste des questions liées à l’armement ni un spécialiste de la culture russe : « Je ne peux pas réciter Pushkin par coeur, je suis un spécialiste en démocratie, en mouvements anti-dictature, en révolutions. » Après avoir montré plusieurs livres publiés par McFaul, dont l’un sur la révolution orange en Ukraine, Leontyev cite ensuite le magazine Foreign Policy selon lequel le nouvel ambassadeur aura la possibilité « non pas seulement d’observer les transitions en cours en Russie mais également d’aider à les orienter, dans une direction correspondant aux intérêts américains et au bien-être de cette population russe qui a si longuement souffert. » Leontyev demande : « Mais qui a causé la souffrance de ce peuple ? N’était-ce pas les amis [les néo-libéraux, qui sont devenus les oligarques] de M. McFaul lors de sa première mission dans le pays ? »
Une autre chaîne télé, Rossiya 24, a repris les commentaires du journaliste très connu Maxim Sokolov, d’Izvestia, qui a compté une demi-douzaine de violations commises par l’ambassadeur à l’encontre du protocole diplomatique au cours de ses cinq premiers jours à Moscou. Sokolov s’est moqué également de la réponse de Victoria Nuland, la porte-parole du département d’Etat qui a lors d’une conférence de presse estimé que les « russes s’habituaient à lui », et qu’il était « l’un des plus grands experts du gouvernement américain sur la Russie ».


















21 janvier
à 12h44 #