24 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – Première étape avant de lancer une guerre, préparer l’opinion et les nécessaires protagonistes avec une bonne petite propagande.
Le 22 juillet, 47 membres républicains de la Chambre des représentants américaine ont introduit une résolution assurant Israël de leur soutien en cas d’attaque contre l’Iran. Ils y expriment « leur soutien au droit de l’Etat d’Israël à défendre sa souveraineté, à protéger la vie et la sécurité du peuple israélien et à utiliser tous les moyens nécessaires pour faire face et éliminer la menace nucléaire posée par la République islamique d’Iran. Ce qui inclut l’utilisation de la force militaire, si aucune solution pacifique ne peut être trouvée dans un temps raisonnable pour protéger l’Etat d’Israël contre une menace aussi immédiate et existentielle. » Comme s’en félicitait le néo-conservateur, ancien ambassadeur de George Bush à l’ONU, John Bolton : « bénéficier de ce soutien parlementaire dès maintenant rassurera le gouvernement israélien, qui est légitimement soucieux de la possible réaction négative de Barack Obama à une telle attaque. »
Walter Russell Mead, membre du Council of Foreign Relations de New York, le think-tank de l’oligarchie financière au Etats-Unis, se veut plus confiant en ce qui concerne le Président américain.
Le 16 juillet, sur le site de The American Interest, il dressait un parallèle entre Obama et Woodrow Wilson. Tous deux détestent le système international westphalien, régissant les relations entre Etats-Nations depuis 1648. A ce système promouvant le développement souverain des Etats et leur développement mutuel basé sur l’« avantage d’autrui », ils préfèrent la création d’une union supranationale, menant gentiment quelques interventions humanitaires ici et là.
Il y a une possibilité qu’il flanche, « son instinct jeffersonien pour la modération [sic] pourrait triompher de son ambition wilsonienne de bâtir un monde meilleur [re-sic]. Mais l’Iran ne se heurte pas seulement aux intérêts fondamentaux des Etats-Unis d’un point de vue réaliste. Il essaie de détruire le monde que les idéalistes américains veulent bâtir. Cela crée les conditions d’une confrontation difficile à éviter. »
A voir :
- La Maison Blanche dans son bunker (II)
- L’ombre de l’accord Sykes-Picot plane sur l’Asie du Sud-Ouest



















27 juillet 2010
à 09h57 #