11 novembre 2008 (Nouvelle Solidarité) - Au lendemain des élections américaines, le Financial Times, porte-parole des intérêts financiers internationaux, a signifié au président nouvellement élu que sa tâche consiste à être « populaire mais inoffensif ». Avant le scrutin, le quotidien de la City avait résolument soutenu la candidature d’Obama, précisément parce qu’il avait bien réagi à la crise financière internationale en écoutant les conseils d’experts plus sages que lui. En clair, il a pleinement soutenu le plan de renflouement de Henry Paulson et exercé des pressions intenses sur les élus nationaux pour qu’ils l’adoptent.
Dans un commentaire intitulé « Cher Monsieur le Président », paru dans la très lue Lex Column, le Financial Times félicite Barack Obama et lui déconseille d’en faire trop : qu’il se contente simplement de s’assurer que le plan Paulson fonctionne sans anicroche, qu’il mette « à disposition du crédit (même si les prêts restent faibles) » et résiste aux pressions des Américains furieux qui réclament des mesures pour relancer l’économie. Mais « si vous êtes obligés d’agir, prenez des initiatives populaires mais inoffensives », conseille le quotidien londonien.


















13 novembre 2008
à 16h45 #