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Le PS, première victime collatérale de l’accident de Fukushima

7 juin 2011 - 21:40
853 visites | 7 commentaires
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Par Christine Bierre

La première victime collatérale de l’accident de la centrale de Fukushima a été le Parti socialiste français. Si Martine Aubry avait commencé à exprimer ses doutes sur cette question il y a quelque temps, c’est la peur panique provoquée par les déboires de la centrale japonaise, amplifiée à fond par une presse prise de délire malthusien, qui a fini par la faire chavirer dans le camp des anti-nucléaires.

Invitée du Grand journal de Canal + le mardi 22 mars, elle a rompu avec la position officielle du Parti jusqu’alors pro-nucléaire, en se déclarant favorable à une sortie pure et simple de l’atome : « Je crois qu’il faut sortir du nucléaire (...). Il faut aller vers une sortie, il faut y aller, ça va être vingt ou trente ans (...). Pas de précipitation, vaut mieux prendre les choses correctement. Pendant ce temps-là, il faut accroître la part des énergies renouvelables. »

Si, au départ, Martine Aubry avait exprimé sa position personnelle sur cette question, selon Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l’Environnement, la position du PS aurait basculé au cours d’une réunion du bureau national le 22 mars, où le parti aurait fait « le constat que le nucléaire n’est pas une énergie durable ». « Avec Fukushima s’effondre le mythe de la maîtrise du risque nucléaire. Au PS cohabitent depuis longtemps des pro-nucléaires et des anti-nucléaires modérés. Mais aujourd’hui, même les pro-nucléaires réfléchissent » , a déclaré Rossignol.

Le 31 mai, Martine Aubry donnait un satisfecit à la décision folle d’Angela Merkel de sortir l’Allemagne totalement du nucléaire d’ici 2025 : « La méthode [de l’Allemagne] est à suivre » , a-t-elle estimé.

Parmi les présidentiables, la position en faveur d’une sortie du nucléaire à trente ans de Ségolène Royal étant bien connue, il ne reste plus qu’à décrypter la position de François Hollande. Si au départ, celle-ci paraissait plus raisonnable, prônant une simple réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique de la France, ses déclarations récentes le porteraient encore plus loin que ses adversaires à la présidentielle !

François Hollande a déclaré au Journal du Dimanche que « la France doit faire le même effort que l’Allemagne en quinze ans, soit réduire de 75 à 50 % notre dépendance au nucléaire d’ici à 2025 » . En effet, seuls 22 % de l’électricité outre-Rhin viennent actuellement du nucléaire. « Je ne propose pas de définir des échéances à trente ou quarante ans, mais de poser un engagement pour les quinze prochaines années , ajoute-t-il. Les écologistes ont le droit d’être pour la sortie du nucléaire, mais nous avons le devoir de dire ce que nous ferons ensemble pour le prochain quinquennat. »

Avec cette sortie du nucléaire, les socialistes rompent avec ce courant long de la gauche qui a été non seulement pro-nucléaire, mais qui, avec les Langevin et les Joliot-Curie, est à l’origine de la formidable épopée de l’atome. Fils d’une époque où la finance orienta l’économie vers la spéculation, les services et la quête du plaisir, n’ayant pas ou peu exercé leurs facultés créatrices, les socialistes viennent de sombrer dans la nuit du rejet du progrès.

JPEG - 50 ko
Affiche du Parti socialiste, 1946.
Crédit : Office universitaire de recherche socialiste (OURS)

Commentaires

par petite souris
7 juin 2011
à 23h08

Bravo !
Comme à l’habitude, vos analyses et réflexions sont toujours justes et fines.
Bravo ! pour avoir retrouver cette affiche !

Avec cette sortie du nucléaire, les socialistes rompent avec ce courant long de la gauche qui a été non seulement pro-nucléaire, mais qui, avec les Langevin et les Joliot-Curie, est à l’origine de la formidable épopée de l’atome.

Merci de le signaler, de le dire et le re-dire encore : la recherche française a été le fer de lance de la grandeur industrielle de la France au siècle dernier.

par tony
9 juin 2011
à 18h45

tout a fait d accord avec vous mais apparament ca a vraiment du mal a entrée dans la cervelle de moineau d’un bon nombre de francais...je croit que pat a tout dit..si ces ecologiste de merde arrive a faire stopper cette energie les gens ne vont pas mettre beaucoup de temp a ce rendre compte qu’il ce sont fait rouler..quand il verront que leur santé et leur confort seront gravement reduit il reflechiront peut etre au connerie suicidaire qu il arrive a dire..tout ca parce que des media corrompu les bombarde d’info tres souvent erronée en ajoutant des politichiens qui n’ont plus aucun moyen(creation monetaire vendu) pour investir massivement dans une energie encore plus dense...ce n’est pas l’atome le danger c’est plutot l’homme mauvais..et j’entend par la les antiprogressiste fasciste et pas l homme lui meme...
je pense qu ont vas avoir besoin de courage pour l avenir..
bonne continuation.

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par EDITH
8 juin 2011
à 10h04

Décidèment c’est Fukushima dans leurs esprits et les éoliennes ont érodé le peu de cerveau qui leur restait .Y en a marre de tous ces gens qui s’accrochent aux commandes du pouvoir pour ne faire que des dégats qui engendrent la mort ,les financiers doivent se frotter les mains et boire du champagne chaque jour de plaisir sadique tant les politiques leurs servent les coupes sur un plateau de diamants .Les communistes sont entrain de plébisciter Mélenchon le collabo de Bruxelles .Tous ils foncent dans la fosse comme des chevaux en rut et les peuples les regardent avec assentiment,les échafauds sont surpeuples et les fous mediatiques crient ENCORE, ENCORE MES BOURSES NE SONT PAS ASSEZ REMPLIES !!! Le cynisme et son empire ont gagné et nous n’avons pas le droit de dire autre chose sous peine d’être éxécuté sur le champ.Depuis 30 ans ,tous les deux ou trois ans nous avons une crise et rien ne change au contraire ,"les français sont des vaux" disait DE GAULLE il avait raison !

par Ferdinand Cantwell
8 juin 2011
à 18h05

"les français sont des vaux" disait DE GAULLE il avait raison !"

Vous avez le devoir de le faire mentir !

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par choucroutman
8 juin 2011
à 07h51

faire bouillir de l’eau avec la fission de l’atome afin de faire tourner des turbines qui produisent de l’electricité...

les archéologues des temps futurs, s’il y en a, nous prendrons pour des sacrés débiles... au secours !

par Ferdinand Cantwell
8 juin 2011
à 09h26

Ca ne fait aucun doute : vous avez étudié et compris les raisons pour lesquelles Solidarité & Progrès promeut cette densité d’énergie...

par Pat
8 juin 2011
à 15h27

Et que dire quand ils verront qu’à une époque les européens abdiquèrent une énergie où il suffit d’un 1g d’Uranium pour l’équivalent de 3 tonnes de charbon (trois millions de fois plus dense), qu’ils abdiquèrent les surgénérateurs qui centuple l’utilisation de l’Uranium initiale (et élimine 95% des ’déchets’ qui ont d’autres utilités et peuvent être transmutés) et surtout, fonctionne à 98% du temps pour retourner à des énergies moyen-ageuses : du vent qui fait tourner un générateur qui génère de l’électricité, plus primitif, difficile à faire : l’évolution de la nature elle-même tend vers plus d’indépendance du milieu : il faudrait sûrement revenir au bateau à voile, pourquoi l’avoir abandonné ?? Du vent qui n’est pas partout, qui fonctionne à ses caprices... de même du solaire, dont ils coûtent très cher à fabriquer, le gain d’investissement physique pour ce qu’il rapporte est proche du 1 pour 1... et les plantes font beaucoup mieux ! Il faut occuper une incroyable superficie (au lieu de mettre des arbres !) pour faire l’équivalent d’une centrale nucléaire... Et comment comptez-vous allez sur la planète mars : avec un moteur au vent ??? Et puis l’avenir est dans la fusion nucléaire (avec laser) : non seulement énergie, mais vous pouvez transformer tous les déchets courants en plasma et les décomposer dans leurs composantes atomiques de base : 100% de recyclage pour tous les déchets humains !! (torche au plasma).

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