1er février 2009 (LPAC) – Pendant huit ans, un buste de l’ennemi juré de Franklin Delano Roosevelt, le Premier ministre britannique Winston Churchill, décorait fièrement le bureau ovale du Président américain George W. Bush Jr.
Ce buste lui fut prêté par Tony Blair, comme le « symbole de la relation spéciale permanente [britannique] avec l’Amérique ». Peu avant l’inauguration du Président Barack Obama, le buste fut retiré et mis en dépôt. Un commentateur du quotidien londonien The Times vient de découvrir avec stupéfaction que « des photos récentes indiquent que le buste d’Abraham Lincoln, l’un des héros du Président, a été placé à l’endroit où trônait Churchill ! »
« Peu d’indices permettent de croire que M. Obama est animé de la même anglophilie qui conduisait ses prédécesseurs à épicer leur discours avec des citations de Churchill », constate le quotidien. « Au lieu de cela, on pense savoir que Obama a de bonnes raisons de mépriser l’ancien Premier ministre britannique. » Le journaliste fait référence au fait qu’en 1952, Churchill avait déclaré l’état d’urgence au Kenya et, une fois qu’il y avait allumé des conflits interethniques, y avait déployé des troupes britanniques pour écraser la révolte des Mau-Mau. Or, le grand-père de Obama fut de ceux emprisonnés et torturés par les Britanniques, sans aucune forme de procès.
Pour malgré tout tenter de séduire Obama, l’historien britannique Tristram Hunt suggère que les Britanniques, afin de lui permettre de célébrer le bicentenaire de la mort de Thomas Paine, un penseur dont il a mentionné le nom dans son discours inaugural, pourraient prêter à Obama l’une de ses œuvres. Thomas Paine est né en Angleterre, pour devenir l’un des « pères fondateurs de la Révolution américaine ».
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4 février 2009
à 08h52 #