14 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Juste avant de se rendre à Washington le 16 novembre, le prince saoudien Turki al-Faisal avait déclaré le 14 qu’« une attaque sur l’Iran aura, je pense, des conséquences catastrophiques ; un tel acte serait insensé, et le commettre serait tragique ». Ceci a été rapporté à la télé iranienne, mais il ne s’agit pas ici de la seule déclaration de ce type faite par le puissant prince. Il faut également garder à l’esprit que le chef des services de renseignement iraniens Heidar Moslehi s’est par la suite rendu le 12 décembre à Riyad pour des discussions avec ses homologues saoudiens.
Le prince Turki bin Faisal Al Saoud, connu également sous le nom de Turki al-Faisal, était le directeur général de Al Mukhabarat Al A’amah, l’agence saoudienne de renseignement, de 1977 à 2001, et a servi par la suite comme ambassadeur au Royaume-Uni puis aux Etats-Unis. Il est l’un des fondateurs de la Fondation du Roi Faisal et dirige également le Centre du Roi Faisal pour la recherche et les études islamiques.
Les propos du prince Turki al-Faisal furent repris de manière plus exhaustive par la chaîne israélienne Arutz Sheva : « Tout ce qui pourrait en ressortir serait d’accroître la détermination des iraniens à poursuivre leur progression dans le domaine nucléaire. Cela accroîtra le soutien de la population au gouvernement, et ne mettra pas fin au programme. Cela ne fera, au mieux, que le retarder. » Arutz Sheva souligne que les commentaires de Turki furent interprétés à Tel Aviv comme une menace voilée à l’égard d’Israël, dont les médias ont été inondés de spéculation concernant une attaque potentielle des forces israéliennes contre le programme nucléaire iranien.
Middle East News estimait pour sa part que le « voyage du directeur du renseignement iranien à Riyad pour s’entretenir avec les plus hauts dirigeants du renseignement saoudien est d’une grande importance. » Moslehi, qui a été nommé à ce poste par le Guide suprême de la révolution l’ayatollah Ali Khamenei lui-même, a rencontré le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince héritier Nayef bin Abdulaziz, et le directeur du renseignement saoudien, le prince Muqrin bin Abdulaziz, pour discuter de « préoccupations communes », selon une dépêche d’une agence de presse saoudienne.


















14 décembre 2011
à 21h52 #