9 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – Non, les « stress test » ne consistent pas à exposer la population à 30 minutes d’analyse économique de Christine Lagarde. Il s’agit de soumettre les banques européennes à une simulation de défauts de paiement pour voir si elles survivent. Mais bien évidemment, ces tests ne cherchent aucunement à exhiber l’état de faillite de nos banques, mais simplement à fabriquer une bonne nouvelle que l’on peut vendre à l’opinion et surtout aux marchés – ces derniers étant dans un état d’affolement pire qu’à l’automne 2008.
Selon certains analystes financiers, une simulation réaliste pour les banques européennes aurait dû prévoir sur une dépréciation de 50% sur les obligations grecques et de 30% sur les espagnoles (sans quoi ce serait de la simulation) ! Mais l’agence Bloomberg a révélé que les montants seraient simplement de 17% et 3%. C’est pour cela que Christine Lagarde a pu annoncer d’avance que les stress test démontreraient « la solidité et la bonne santé » des établissements financiers. Rappelons que les banques du vieux continent (économiquement incontinent) ont dû déprécier depuis le début de la crise bien plus d’actifs que leurs homologues américaines : 1300 milliards. Mais ce qui vient est encore pire : les banques françaises à elles seules sont exposées à hauteur de 380 milliards d’euros aux obligations grecques, espagnoles, irlandaises et portugaises ; quasiment 25% du PIB français ! Là où le stress test simule donc 25 milliards d’euros de pertes pour nos banques, il faudrait en réalité en compter au moins 100...
Vite, du Prozac pour Pébereau !
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9 juillet 2010
à 20h17 #