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Michel Rocard évoque la nécessité d’une « banqueroute contrôlée »

8 janvier 2009 - 19:36
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Paris, le 8 janvier (Nouvelle Solidarité) —L’ancien Premier ministre, Michel Rocard, a été l’un des intervenants d’une table ronde du Colloque Nouveau monde, Nouveau capitalisme, organisé les 8 et 9 janvier à Paris, par Eric Besson pour Nicolas Sarkozy et Tony Blair.

Depuis le début de la crise financière, l’ancien Premier ministre multiplie ses paroles lourdes contre la dérive folle du capitalisme financier ainsi que ses propositions pour l’assainir. Aujourd’hui, il a encore rappelé qu’entre 1945 et 1971, l’Europe avait connue une forme très différente de capitalisme qui, contrairement à l’actuel, a assuré une croissance régulière de 5% par an en moyenne, avec absence totale des crises financières et un plein emploi durant 27 ans !

Depuis, a-t-il dit, la croissance s’est réduite de moitié, les crises graves se succèdent tous les 4 à 5 ans, le travail précaire se multiplie, ainsi que le chômage, et des travailleurs pauvres sont exclus du marché du travail. Nos économies sont anémiées. Plus important, le ministre a soulevé à la fin de son intervention la question politique la plus chaude touchant au crash financier en cours. Qui va payer pour l’effondrement financier ?Depuis que l’homme existe, a-t-il dit en gros, toute dette est exigible. Mais que faire lorsque les créances spéculatives au niveau international dépassent de 5 à 6 fois l’addition des Produits nationaux bruts des Etats du monde ?

Ne faudrait-il pas poser alors la question de « l’organisation programmée d’une banqueroute contrôlée ? » Par ailleurs, Michel Rocard a souligné la nécessité d’un retour de l’éthique au capitalisme.


Commentaires

par Bernard Lamirand
10 janvier 2009
à 10h11

Comment cet homme là peut parler d’éthique du capitalisme ; lui qui a dirigé le pays et mis la main à la pâte de ce libéralisme destructeur de valeurs humaines et matérielles.
Le bilan qu’il fait des trentes dernières années marquées par les théories libérales : c’est son bilan ; c’est au moins celui du manque de courage à combattre le capitalisme qui n’est plus réformable dans son stade ultime.
Il doit être dépassé mais n’attendons pas de Rocard cela.
Bernard LAMIRAND

par Marcelle
10 janvier 2009
à 19h28

Je suis d"accord pour votre commentaire sur le rôle de Roccard et de Mitterrand, dans le passé !

Mais que maintenant,il y voit plus clair et prône de bonnes solutions , c’est à prendre en compte !

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