20 août 2010 (Nouvelle Solidarité) – Si nombreux sont ceux en France qui justifient la déroute d’Obama par l’incapacité des Etats-Unis à être une nation progressiste (connaissent-ils leur histoire ?), ceux qui regardent la réalité en face accepteront de voir le véritable clivage interne qui défini les rapport de force dans ce pays. Barack Obama a sciemment choisi son camps : d’un côté il renfloue sans limite Wall Street, et de l’autre, il applique un programme d’austérité digne d’un Sarkozy, laissant filer le chômage à des niveaux approchant ceux de la Grande dépression.
Dans son nouveau livre L’Amérique Tiers-monde : comment nos politiciens abandonnent la classe moyenne et trahissent le rêve américain, Arianna Huffington, fondatrice du plus prisé des sites d’informations de la gauche progressiste, s’en prend virulemment au Président :
« Pendant la campagne présidentielle de 2008, Obama avait pour mot d’ordre de “ne pas oublier la classe moyenne”. David Plouffe, son directeur de campagne, m’avait dit après sa victoire : “Nous avons constamment gardé les yeux rivés sur cette Etoile du Nord. Nous avons fait des erreurs tout au long du chemin, mais nous nous sommes toujours souvenus que nous concourrions parce que, comme Barack l’a dit, le rêve pour lequel ont combattu de si nombreuses générations était en train de s’évanouir.” Eh bien désormais il faut un télescope plutôt puissant pour voir cette Etoile du Nord. D’après Plouffe, Obama et son équipe avaient décidé de sa candidature car “les gens se faisaient rouler”. Mais l’on voit avec effroi dans quelle mesure les gens ont continué de se faire rouler et la classe moyenne assaillir en comparant la mobilisation exceptionnelle et sans compter pour sauver Wall Street aux mesures ridicules prises pour Main Street. La classe moyenne vacille au bord du précipice aussi surement qu’AIG à l’automne 2009. »
Dans une tribune publiée par le Huffington Post le 17 août, l’économiste démocrate Léo Hindery s’en est pris à l’hypocrisie d’Obama et de sa politique économique menée par les représentants de Wall Street que sont Tim Geithner et Larry Summers, exposant les véritables chiffres du chômage : il concerne 18.3% de la population active contre 9.5% selon les statistiques officielles, soit 29.3 millions d’américains. « Depuis l’investiture d’Obama, le nombre de travailleurs sans emplois s’est accru de 4.6 millions. Notre économie a besoin de 150 000 nouveau emploi chaque mois pour simplement suivre l’évolution démographique. En réalité, le besoin en nouveaux emplois est de 21.3 millions. » Hindery s’en prend au sauvetage coûteux de General Motors (85 milliards de dollars) qui, contrairement aux promesses d’Obama, délocalise les emplois qualifiés et profite aux organismes de crédit. Pour revenir au plein emploi, explique t-il, il faudrait investir 3000 milliards de dollars dans les projets d’infrastructures qui créeraient par millions des emplois qualifiés et bien rémunérés. Mais ces 3000 milliards sont partis à Wall Street sous les présidences Bush et Obama.
Benjamin Franklin, Abraham Lincoln, Franklin Roosevelt, John Kennedy, Martin Luther King sont une lignée de patriotes qui ont défendu la constitution la plus progressiste de l’histoire contre les assauts permanents des factions impérialistes anglo-européennes dont le siège américain a toujours été Wall Street. Aujourd’hui, il ne faut pas être un expert du renseignement politique pour comprendre que Barack Obama est l’oncle Tom de ces puissances d’argent. Les plus honnêtes comprendrons alors que c’est du côté de Lyndon LaRouche qu’il faut chercher l’impulsion patriote correspondant au meilleur de l’Amérique.
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20 août 2010
à 19h21 #