31 mai 2010 (Nouvelle Solidarité) – Après Christophe Barbier dans l’Express, appelant à « un putsch légitime » pour sauver l’euro contre la vie des peuples, Alain Minc dans Le Point affirmant qu’il est « non seulement démagogique, mais criminel » de consulter ces peuples à chaque grande étape de la construction européenne, et Jacques Attali disant cyniquement que le but est que « chaque Français, parce qu’il est souverain » rembourse ses créanciers « par ses impôts, par une baisse de la qualité des services publics ou par une baisse du pouvoir d’achat » ?, la série continue avec Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux affaires européennes.
Le 27 mai, il a déclaré sans sourciller au Financial Times de Londres que le plan de renflouement de la zone euro viole les traités européens : « Il est expressément interdit dans les traités de sauver un Etat européen de la faillite (clause du « no bail-out », NDLR). De facto, nous avons changé le traité » avec le plan, affirme-t-il. « Le mécanisme de 440 milliards d’euros n’est rien de moins que l’équivalent de l’article 5 du traité de l’Otan, c’est-à-dire la clause d’assistance mutuelle. Lorsqu’un État est agressé, les autres sont obligés de lui venir en aide ».
Reconnaître que l’on viole le traité de Lisbonne, c’est reconnaître que l’on viole le vote du Parlement français l’ayant ratifié, et qui avait lui même violé le vote du peuple lors du referendum du 29 mai 2005. Quand les élites politiques ne respectent même plus leurs propres règles et le font au vu et au su de tous, nous entrons dans une période révolutionnaire... A nous de donner un esprit à cette révolution pour qu’elle accouche d’un monde meilleur que celui qui s’éteint.
Lire aussi : Cher élus, voici un avant-goût de la rage populaire qui vient...



















2 juin 2010
à 23h09 #