2 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – La résolution pour un Glass-Steagall introduite dernièrement au Sénat italien a désormais 12 co-signataires, a déclaré le sénateur d’opposition Oskar Peterlini au quotidien italien Südtirol-News. Une motion identique a également été déposée à la Chambre des députés, mais cette fois-ci par 25 membres de la majorité ! Une partie de ces parlementaires est, en particulier, liée au secteur des PME industrielles, acculées à la faillite faute d’être soutenues par les banques.
« Le gouvernement italien devrait réformer le système bancaire et imposer, à l’image de la loi Glass-Steagall de 1933, une séparation stricte entre les banques d’affaires et les établissements de crédit conventionnels, tel que c’était jusque dans les années 1990 », a déclaré Peterlini. « Depuis que la crise financière a éclaté, l’on discute de comment empêcher une prochaine crise. Il est temps d’agir (…). A l’avenir, pour éviter ces crises et s’assurer que les flux de capitaux aillent dans l’économie réelle, l’on doit empêcher que les produits dérivés et autres titres financiers toxiques puissent toucher l’économie physique. Cela ne peut être fait qu’en imposant à nouveau aux banquiers de choisir entre activités conventionnelles et activités d’investissement. »
« Nous ne pouvons accepter que des centaines de milliards d’euros des contribuables servent à sauver les banques et compenser les pertes spéculatives, et que dans le même temps les gouvernements européens prêchent l’austérité en disant aux citoyens qu’il n’y a pas d’argent pour eux, pour les familles et les PME-PMI. »
Notre politique :
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2 juillet 2010
à 16h29 #