7 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Encore une fois, nous avons la confirmation que Jean Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), porte bien son nom. Alors que la fin de l’année fiscale américaine, le 30 septembre, risque de faire basculer le système économique et financier dans la phase terminale de sa désintégration entamée en juillet 2007, M. Trichet annonce un nouveau prêt défiant toute concurrence aux institutions financières européennes…pour le 30 septembre.
Annonçant à l’aveuglette une reprise pour 2010, en présentant une batterie de nouvelles prévisions réévaluées (depuis deux ans la BCE - comme la Banque mondiale, le FMI, l’OCDE et l’ensemble des institutions du monde – ne cesse tous les trois mois de rectifier ses statistiques à la baisse puis maintenant à la hausse), le mage de la BCE a toutefois estimé que « ce n’est pas le moment » de mettre un terme au dispositif d’aide aux établissements bancaires - prêts illimités, taux historiquement faibles, prêts à un an, achats d’obligations foncières.
En juin dernier, la BCE avait accordé 442 milliards d’euros à un an et au taux de 1% (a en faire grimacer ceux qui payent leurs mensualités à ces mêmes banques) à 1121 établissements financiers qui avaient jugé l’offre tellement intéressante « qu’ils avaient mobilisé tous les actifs de leur bilan qu’ils pouvaient apporter en garantie du prêt pour obtenir le maximum de liquidités », explique Le Monde, et « une banque française avait même obtenu à elle seule 50 milliards d’euros ». Cette injection avait accompagné la soudaine remontée estivale des marchés financiers pendant que les PME, artisans et commerçants continuaient de mettre la clé sous la porte, à défaut de crédit.
L’injection du 30 septembre sera aux mêmes conditions que celle de juin et Trichet a annoncé qu’il fournirait un troisième shoot en décembre.
Jusqu’ici tout va bien…



















7 septembre 2009
à 16h36 #