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10 millions d’emplois manquant en Allemagne

La rédaction
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Pour la première fois depuis mai 1933, le nombre officiel de chômeurs en Allemagne a franchi la barre des 5 millions. Selon un rapport de l’Agence fédérale du travail (BFA), rendu public le 2 février, le nombre de chômeurs a augmenté de 573 000 en janvier, soit 12,5% en un seul mois. En Allemagne occidentale, l’augmentation a même été de 14,2% (contre 10,4% dans la partie orientale). On attribue aux effets statistiques des réformes Hartz IV, mises en œuvre le 1er janvier 2005, près de 220 000 nouveaux chômeurs. La catégorie la plus touchée est celle des moins de 25 ans, dont le nombre est passé de 500 400 en janvier 2004 à 635 000 en janvier 2005, soit une augmentation de 26,9% (Ouest : + 25,8%, Est : + 29%).

En termes historiques absolus, le chiffre de 5 millions de chômeurs ne fut franchi qu’entre novembre 1931 et en mai 1933, atteignant un sommet de 6,128 millions en février 1932.

Ces chiffres, aussi déplorables soient-ils, ne reflètent hélas qu’une partie de la réalité, comme les médias outre-Rhin commencent à le reconnaître. Le problème avait été énergiquement soulevé par le Mouvement des droits civiques-Solidarité (BüSo) en Saxe l’année dernière, lorsque sa présidente Helga Zepp-LaRouche avait présenté un programme de création de 8 millions d’emplois en Allemagne. Aujourd’hui, même le conseil gouvernemental des « experts économiques » admet que, outre les 5 millions de sans emplois officiels, environ 1,6 million de personnes sont frappées par le « chômage caché » : environ un million ont été mis en pré-retraite et quelques centaines de milliers suivent des programmes de stages financés par l’Etat.

Ces chiffres ne comprennent pas la « réserve silencieuse » de personnes qui n’ont pas de travail, mais ont, dans les circonstances actuelles, abandonné toute recherche d’emploi et n’apparaissent donc plus dans les statistiques. On estime que leur nombre varie entre 1 et 2 millions. L’Institut de recherche du marché (IAB), un organisme d’Etat, a récemment estimé cette « réserve » à 1,9 million de personnes. Au total, on se retrouve avec plus de 8 millions de personnes sans emploi.

Mais ce n’est pas tout. Il faut savoir que le nombre d’emplois offrant une couverture sociale complète diminue rapidement. Sur les 38 961 000 d’emplois fin janvier 2005, seuls 26 748 000 offraient une couverture sociale complète, soit 337 000 de moins qu’un an auparavant. Par contre, le nombre de « mini-jobs » - emplois à temps partiel avec un salaire faible et une couverture sociale incomplète, voire nulle - est en augmentation, ayant atteint 4 860 000 en novembre 2004. Certains cherchent effectivement un travail à temps partiel, mais au moins 1 million, voire 2, de ces personnes prendraient un emploi à temps complet s’ils en avaient la possibilité. Compte tenu de tous ces facteurs, le nombre d’emplois qu’il faudrait créer en Allemagne est près du double du chiffre officiel du chômage, soit près de 10 millions.

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