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18 nouveaux projets d’infrastructure pour l’UE

La rédaction
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Le 30 juin, un « Groupe à haut niveau » du Réseau de Transport transeuropéen (RTE) a publié son rapport sur les nouvelles priorités de modernisation de l’infrastructure des transports en vue de l’élargissement de l’UE. Ce groupe est composé d’experts des ministères du Transport des 15 pays membres et des 12 pays en voie d’adhésion (Bulgarie, Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie).

Dirigé par Karel van Miert, ancien commissaire européen chargé du transport, il comprend le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Ewald Nowotny, et se trouve placé sous la tutelle du secteur Transport et Energie de la Commission européenne, dirigé par Loyola de Palacio. Après s’être réuni à dix reprises entre décembre 2002 et juin 2003, le groupe a choisi 18 projets de transport transfrontalier sur la centaine proposée. Tous devraient avoir un important effet de croissance en Europe de l’Est et de l’Ouest et méritent par conséquent, en plus des efforts nationaux, un financement bien plus conséquent de la part de l’UE et de la BEI.

Le « rapport van Miert » va de pair avec le projet du gouvernement italien qui assume la présidence de l’UE depuis le 1er juillet. Si le « plan Tremonti » est bien plus ambitieux en termes d’investissements et de nouveaux moyens de financement, le rapport van Miert représente le consensus minimum des gouvernements européens en matière d’infrastructures transeuropéennes. Les nouveaux « projets prioritaires » sont :

  1. le système de navigation par satellite Galileo ;
  2. l’élimination des goulets d’étranglement sur le Rhin-Main-Danube ;
  3. des « autoroutes de la mer », pour éliminer les goulets d’étranglement le long des côtes baltiques, atlantiques, méditerranéennes et de la mer Noire ;
  4. la ligne ferroviaire Lyon-Trieste/Koper-Ljubliana-Budapest ;
  5. la ligne ferroviaire Berlin-Verone-Naples/Milan-Bologne ;
  6. la ligne ferroviaire Grèce/frontière bulgare-Sofia-Budapest-Vienne-Prague-Nuremberg ;
  7. la ligne ferroviaire à grande vitesse du sud-ouest traversant les Pyrénées ;
  8. la ligne ferroviaire Gdansk-Varsovie-Brno/Zilina ;
  9. la ligne ferroviaire Lyon/Gênes-Bâle-Duisburg-Rotterdam/Anvers ;
  10. la ligne ferroviaire Paris-Strasbourg-Stuttgart-Vienne-Bratislava ;
  11. la liaison multimodale avec le réseau ferroviaire à grande vitesse de la Péninsule ibérique ;
  12. les liaisons multimodales Irlande/Grande-Bretagne/Europe continentale ;
  13. le pont ferroviaire et autoroutier traversant le détroit de Messine (Italie) ;
  14. le pont ferroviaire et autoroutier traversant le détroit Fehmarn entre l’Allemagne et le Danemark ;
  15. le « triangle nordique » d’autoroutes et de voies ferrées liant la Finlande et la Russie ;
  16. les liaisons multimodales Portugal/Espagne avec le reste de l’Europe ;
  17. l’autoroute Grèce/frontière bulgare-Sofia-Budapest-Constance ;
  18. l’autoroute Gdansk-Katowice-Brno/Zilina-Vienne.

Pour l’ensemble de ces 18 projets, les pays respectifs se sont engagés à entreprendre les travaux avant 2010. De plus, le rapport recommande 4 projets pour lesquels un tel engagement n’est pas encore acquis, mais qui sont d’une importance incontestable. Ce sont :

  1. la ligne ferroviaire à grande capacité traversant les Pyrénées ;
  2. le « Rail Baltica » suivant la route Helskinki-Talinn-Riga-Kaunas-Varsovie ;
  3. la ligne ferroviaire spécialisée pour marchandises Gdansk-Bydgoszcz-Katowice-Zwardon ;
  4. la voie fluviale Seine-Escaut.

Afin d’obtenir 235 milliards d’euros pour ces projets prioritaires, le Groupe propose d’accroître le taux d’intervention financier de la Communauté pour les projets transfrontaliers (de 10 % à au moins 20 % du coût), de promouvoir les partenariats public-privé et, surtout, d’intensifier le rôle de la BEI : « La capacité de financement de la Banque européenne d’investissement pourrait être développée par diverses facilités financières et en particulier par la création d’une nouvelle facilité RTE de prêts à long terme à hauteur de 50 milliards pour les projets transfrontaliers. » Faute d’une augmentation conséquente de ressources financières, note le rapport, les recommandations sur les nouvelles priorités « resteront lettre morte ».

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