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220 milliards d’euros pour les Réseaux trans-européens

La rédaction
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Le 1er octobre, lors d’une conférence de presse conjointe à Bruxelles, le président de la Commission de Bruxelles, Romano Prodi, et la commissaire européenne aux Transports et à l’Energie, Loyola de Palacio, ont présenté le « Rapport intérimaire » sur « Une initiative européenne de croissance ». Cette initiative, qui prévoit une augmentation massive des dépenses pour l’infrastructure publique et privée, avait été originellement élaborée par la présidence italienne de l’Union européenne (UE), notamment par le ministre italien des Finances Giulio Tremonti. Plus récemment, la France et l’Allemagne ont appelé à compléter ce plan par des projets de recherche et développement et une véritable politique industrielle.

Au cœur du plan d’action européen, on trouve un accroissement substantiel des investissements dans les projets de transport transfrontaliers, les Réseaux trans-européens (RTE). Comme le souligne le Rapport intérimaire, il faudra 220 milliards d’euros d’ici 2020 rien que pour financer les 29 projets prioritaires, soit 11 des 14 projets du plan Delors définis en 1994 mais jamais mis en oeuvre, plus les 18 nouveaux projets prioritaires identifiés dans le Rapport Van Miert

de cette année.

En fait, l’ensemble des RTE - pas seulement les projets prioritaires - nécessiterait des investissements de l’ordre de 600 milliards d’euros. Si les gouvernements nationaux devront en assurer la majeure partie, l’initiative de croissance appelle néanmoins à une forte augmentation de l’apport de l’UE au financement et à la gestion des projets transfrontaliers. Dans ce but, la Banque européenne d’investissements (BEI) s’est engagée à mettre à disposition un montant d’environ 50 milliards d’euros d’ici 2010, à l’aide d’un nouvel instrument d’investissement. En outre, le financement des RTE à partir du budget de l’UE devrait être quintuplé. La contribution communautaire maximale aux projets des RTE passera de 10 à 30%.

Outre les RTE, l’initiative de croissance appelle à une forte augmentation des efforts de R&D de la part de l’industrie et des gouvernements européens. Pour amener les investissements en R&D au niveau de 3% du PIB dans l’UE, il faudra consentir 140 milliards d’euros supplémentaires. Dans cette optique, certains secteurs industriels seront favorisés, comme l’aéronautique, le transport ferroviaire et routier, les télécommunications, les nanotechnologies et le développement de l’« économie de l’hydrogène ». Dans ce but, la BEI a créé un autre instrument de financement, pouvant fournir 40 milliards d’euros.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un seul mois en attendant qu’un miracle se produise », notait Prodi à sa conférence de presse. Un exemple de la façon dont les investissements dans l’infrastructure et la technologie peuvent relancer la croissance et les emplois en Europe est, selon le Rapport intérimaire, le système de navigation par satellite Galileo. « Un apport de fonds publics de l’ordre de 2 milliards d’euros devrait créer un nouveau marché représentant plusieurs centaines de milliards d’euros, qui conduira à la création de plusieurs centaines de milliers de nouveaux emplois. » Concernant la R&D, « une augmentation du budget de R&D à hauteur de l’objectif de 3% du PIB pourrait aboutir à un gain estimé de 0,5 pour cent du PIB et 400 000 emplois supplémentaires chaque année . »

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