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30e anniversaire de l’Institut Schiller : la nouvelle Route de la soie transforme déjà la planète !

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La conférence pour le 30e anniversaire de l’Institut Schiller a réuni des orateurs de premier plan des pays des BRICS. A la tribune, le professeur Shi Ze, chercheur à l’Institut chinois des études internationales (CIIS).
Crédit : Institut Schiller

La conférence célébrant les trente ans de l’Institut Schiller des 18 et 19 octobre 2014 près de Francfort en Allemagne, a sans aucun doute rassemblé la plus grande concentration du pouvoir de raison en politique de notre planète aujourd’hui.

Moment fort de la conférence, la représentation d’extraits importants de l’opéra de Beethoven, Fidélio, qui illustra que courage, pensée et amour sont les ingrédients nécessaires pour réussir un combat pour le bien de l’humanité.

Se sont succédé à la tribune des représentants de haut niveau des BRICS, dont la Chine, l’Inde et l’Iran, ainsi que des figures politiques, des industriels et des analystes d’Europe de l’Est et de l’Ouest dont l’Ukraine, la Serbie, la France, l’Italie et l’Allemagne. 350 personnes venues de toute l’Europe, y ont participé dont une délégation de 107 français !

Ouverte par Mme Helga Zepp-LaRouche, elle fut animée aussi par Jacques Cheminade qui lança le défi à l’Europe de redevenir une Europe des patries et de projets, cette conférence a rassemblé ceux dont pourrait dépendre la paix dans le monde dans le futur proche.

De très bon augure pour cette conférence, dont le thème était « La nouvelle route de la soie transforme déjà la planète – une nouvelle ère pour l’espèce humaine », le Premier ministre chinois Li Keqiang, participant à la réunion de l’ASEM à Milan, a lancé le 18 octobre une invitation officielle à l’Europe pour rejoindre « la nouvelle Route de la soie ».

Lancé par le Président Xi Jinping fin 2013, ce projet, dont l’objectif est de revigorer les échanges économiques mais aussi culturels et scientifiques le long des anciennes routes de la soie, continentales, via l’Asie centrale, et maritimes, est aussi conçu comme une alternative à la guerre que les États-Unis et leurs maîtres à Londres tentent de lancer, pour conserver leur pouvoir déclinant sur le monde.

Les interventions des responsables chinois expliquant le point de vue de leur pays, souvent déformé par les médias occidentaux, sont d’un très grand intérêt.

Parmi eux : le professeur Shi Ze, chercheur à l’Institut chinois des études internationales (CIIS), un think-tank qui dépend du Ministère des affaires étrangères, spécialiste des relations Russie-Chine-Asie centrale ; Mme Pei Hua directrice de la Fondation Soong Ching Ling, consacrée à la mémoire de l’épouse du premier président de la République chinoise Sun Yat-Sen, fondateur du Kouo-Min-Tang et héritière de sa mission politique en Chine populaire, et M. Chen Bo de la même fondation ; enfin, le Professeur Wangsuo Wu, doyen de l’Ecole de science et de technologie nucléaire de l’Université de Lanzhou, qui a envoyé une communication.

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Dans un esprit tout à fait confucéen de l’avantage d’autrui, Mme Pei Hua (à droite) et M. Chen Bo de la fondation Soong Ching Ling ont offert à l’Institut Schiller et à sa fondatrice et présidente Mme Helga-Zepp LaRouche (au centre), un modèle réduit des cloches bien tempérées de la Chine ancienne.
Crédit : S&P

Dans un esprit tout à fait confucéen de l’avantage d’autrui, Mme Pei et M. Chen ont présenté à l’Institut Schiller, en cadeau, un modèle réduit des cloches bien tempérées de la Chine ancienne, en hommage aux efforts de l’Institut pour promouvoir cette « perle brillante de la culture qu’est la musique classique allemande ». Au nom aussi de « l’intérêt partagé », entre les deux associations, « pour la paix mondiale, le progrès humain et la construction d’une nouvelle Route de la soie ».

Quand au Professeur Wangsuo Wu, il a détaillé les projets considérables que la Chine a dans le nucléaire, choisi comme énergie en raison des limites d’autres ressources, de la volonté de sortir du charbon pour réduire la pollution, et en raison de son pouvoir productif plus élevé. D’ici 2020, la Chine compte former 25 000 travailleurs qualifiés, dont 680 ingénieurs dans les domaines du combustible et des réacteurs.

Outre les interventions de Mme Jayshree Sengupta, haut responsable de l’Observer Research Foundation (ORF) de New Delhi, en Inde, et du Dr. Fatemeh Hashemi Rafsandjani, Secrétaire-générale de l’Association de solidarité des femmes d’Iran (WSAI), la conférence a entendu de nombreux responsables européens s’exprimer sur l’importance de la route de la soie pour leurs pays.

Jonction entre la Route de la soie et l’Europe

C’était le cas de Panos Kammenos, député grec et président du parti des Grecs indépendants, et de Dragan Dunci, de l’Agence de planification de Belgrade, et de Milena Nikolic, de l’Institut des hautes études appliquées de Belgrade.

Le premier a illustré à quel point son pays a toujours été un pont entre l’Est et l’Ouest, et entre le Sud et le Nord. La Route de la soie est déjà en Grèce, puisque c’est lui-même, en tant que secrétaire d’état à la Marine marchande, qui a signé en 2008 l’accord avec la Chine pour la concession d’une partie du Port du Pirée, devenu le principal port de la Méditerranée.

Nos amis serbes ont présenté leur projet de canal reliant le Danube à la Mer Egée en rendant la Morava et le Vardar navigables. Grâce à la liaison Rhin-Danube, ce projet auquel s’intéresse la Chine, raccourcirait le trajet entre l’Europe de l’Ouest et le canal de Suez de 3 jours !

Parmi les autres intervenants européens : le Dr. Dieter Ameling, ancien président de la Fédération de l’acier en Allemagne ; le Professeur Enzo Siviero, Membre du Conseil national des Universités d’Italie, ainsi qu’Antonino Galloni, économiste italien.

Pour sa part, Tony Kästner du parti politique allemand Büso, a montré comment l’émergence des BRICS pouvaient réveiller les capacités industrielles et scientifiques de l’Allemagne ainsi que celles des autres pays européens.

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Jacques Cheminade en dialogue avec des participants de la conférence de l’Institut Schiller.
Crédit : S&P

Mais l’Europe doit changer, a martelé Jacques Cheminade, fustigeant une Europe qui a violé tous les principes ayant permis son essor, notamment ceux de la Renaissance qui a suivie la peste noire du XIVe siècle. Elle doit se libérer des chacals financiers qui la contrôlent et qui ont fait d’elle un oppresseur de son peuple et des autres. Le libéralisme financier, le libre échange, la destruction des États-nations, ont corrompu l’Europe. Cette Europe là, hostile au gaullisme, porte l’empreinte d’un dessein britannique financé par des dollars.

Ce fut l’œuvre du Comité américain pour une Europe unie, fondé par Allan Dulles, tête opérante de la faction de la CIA de Wall Street et par Duncan Sandys, le gendre de Winston Churchill, parrains de Jean Monnet et de Robert Schuman. L’Europe doit revenir à la tradition Westphalienne qui pardonne les offenses, œuvre à l’intérêt d’autrui, et défend la souveraineté nationale. Pour retrouver ces principes, elle doit s’inspirer des BRICS et de Fidelio de Beethoven !

Crise stratégique

Mentionnons aussi les interventions de Natalia Vitrenko, présidente du Parti socialiste progressiste d’Ukraine, de nos amis panafricains de l’UMOJA, de Ray McGovern des VIPS (Veterans Intelligence Professionals for Sanity), du colonel (cr) Alain Corvez, ancien conseiller auprès du général à la tête de la FINUL au Liban, et d’Ali Rastbeen, président de l’Académie géopolitique de Paris.

Le combat des BRICS et de l’UMOJA pour la souveraineté financière vont de pair, a indiqué Diogène Senny. Il rappela les effets terribles de la dévaluation de 50 % du Franc CFA par la France en 1994, doublant la dette et plongeant les pays de la zone dans le marasme.

Mme Vitrenko a confirmé qu’outre les brutalités commises dans le Donbass par les néo-nazis au pouvoir, où des armes lourdes, des bombes à phosphore et à fragmentation ont été utilisées contre les populations, le pouvoir poursuit son nettoyage ethnique contre tous ceux considérés comme pro-russes. Des responsables sont attaqués dans la rue et leurs restes mis à la poubelle, d’autres disparaissent, et les films en provenance de Russie sont censurés.

S’appuyant sur l’intervention du président iranien, Rouhani, à l’Assemblée générale de l’ONU, M. Corvez a souhaité que la phrase « l’option militaire est sur la table » soit remplacé dans les discussions entre les États par « la paix est toujours possible ».

Dénonçant les atrocités commises en Irak et en Syrie par un État islamique (EI) crée de toutes pièces par les alliés des États-Unis dans la région – la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar – il a conclu en citant les paroles de De Gaulle aux étudiants mexicains en 1964, sur un autre futur :

Une cause, celle de l’homme ; une nécessité, celle du progrès mondial…

M. Rastbeen s’est concentré sur l’Eurasie, région au poids considérable avec 75 % de la population mondiale et près de trois quarts des réserves énergétiques mondiales. Zone de rivalité entre grandes puissances, M. Rastbeen évoqua la volonté des États-Unis d’empêcher que l’une d’entre elles ne la domine. Une zone fragile est cible possible des toutes les manipulations (Bosnie, Kosovo, Tchétchénie, Ossétie, Karabakh, Tadjikistan et Afghanistan) en raison de l’arriération économique, de l’extrémisme et du trafic de drogue qui la caractérisent.

Les solutions : une coopération accrue entre l’ensemble des puissances régionales et la réaffirmation de la primauté du droit international stipulé par l’ONU afin d’endiguer la volonté des grandes puissances.

La conférence a été honorée de recevoir plusieurs messages importants, dont celui de l’Académicien russe, M. Mikhail Titarenko, Directeur de l’Institut des études pour l’Extrême-Orient de l’Académie des sciences de Russie, et celui de Malcolm Fraser, ancien Premier ministre australien qui aujourd’hui défend la séparation stricte des banques et rompt les rangs avec ses anciens collègues du G7. L’Occident doit reconnaître « ses erreurs », dit-il, parmi lesquelles la tentative de marginaliser la Russie après la chute de l’URSS et les guerres conduites au nom de l’« American exceptionalism », qui sont « un désastre total ».

Les nations occidentales les plus puissantes doivent réaliser… que le contexte stratégique a changé, que d’autres pouvoirs tels que les BRICS émergent et que l’Occident doit collaborer avec eux comme partenaire pour un monde plus égalitaire et plus juste.

Quant à M. Titarenko, il transmet ses félicitations, et celles de « beaucoup d’académiciens à l’Institut d’études de l’Extrême-Orient de l’Académie des sciences russe qui connaissent vos travaux et activités ».

Il note en outre, que

les projets de l’Institut Schiller – surtout ceux qui sont liés à la Ceinture économique de la grande Route de la soie, le chemin de fer de l’Eurasie et la réhabilitation du système financier mondial – sont un témoignage de votre intuition profonde, de votre honnêteté scientifique et de votre réel courage humain et civique.

Recherche scientifique et économie

La Chine et l’Inde surprennent par les progrès rapides qu’elles font en matière spatiale. Jason Ross, de l’équipe de chercheurs du LaRouche PAC a exposé toute l’importance des vols lunaires de la Chine, et notamment leur objectif visionnaire d’y extraire de l’hélium-3, combustible idéal pour l’énergie de fusion nucléaire.

Deux résolutions ont été adoptées à la majorité : l’une dénonçant les trois menaces existentielles qui pèsent sur l’avenir de l’humanité (Ebola, la carte anglo-américaine derrière le terrorisme de l’État islamique et le krach financier), l’autre dénonçant l’inaction de la communauté internationale face à une prise de pouvoir de forces néonazies en Ukraine.

Un tour d’horizon complète sur l’effondrement de la santé publique mondiale que révèle l’épidémie d’Ebola a été faite par le Dr. Wolfgang Lillge, rédacteur-en-chef de la revue allemande Fusion.

La plupart des interventions seront disponibles en français dans les semaines qui viennent sur notre site. Un certain nombre d’entre elles sont déjà disponibles en anglais sur le site de la conférence.

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Une salle bondée le 18 et 19 octobre 2014 lors de la conférence de l’Institut Schiller en Allemagne.
Crédit : Institut Schiller

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