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70 000 travailleurs de l’automobile mis à la retraite

La rédaction
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D’ici la fin de l’année, près de 70 000 salariés productifs de GM, Ford, Delphi et Visteon devraient abandonner leur emploi, dans le cadre d’une retraite anticipée en échange d’une indemnité forfaitaire. C’est presque autant que le nombre total de suppressions d’emplois prévues dans le secteur d’ici la fin 2008 (75 000). Cela se fera donc en quelques mois, au lieu de deux ans et demi.
Il est plus que temps que le Congrès intervienne afin de préserver les équipements et les qualifications qui, sinon, se perdront inéluctablement. Voici quelques chiffres :

  • General Motors a annoncé que 35 000 travailleurs de l’UAW (syndicat de l’automobile) et de l’IUE (syndicat des électriciens) ont accepté son programme de mise en retraite anticipée.
  • Ford estime que 11 000 travailleurs de la production accepteront son offre d’ici sa date d’expiration, le 15 juillet.
  • Chez Delphi, durant la première phase de son plan de départ anticipé (financé par GM) qui s’est terminée le 23 juin, 12 600 travailleurs se sont déjà fait acheter.
  • Au cours de la deuxième phase, se terminant le 31 juillet, qui est ouverte aux salariés ayant moins d’ancienneté, Delphi pense se débarrasser encore de 10 000 autres travailleurs syndiqués.

    Pour être mieux à même d’assurer (ou de dépasser) cet objectif, la division électrique de la société, Delphi Packard, a annoncé le 26 juin son intention de supprimer 2767 emplois productifs sur 3800 dans quatre usines non encore fermées de l’Ohio.

Il semblerait que General Motors ait dépensé, jusqu’à présent, au moins 3,8 milliards de dollars pour acheter les départs anticipés. Delphi y aura consacré, d’ici la fin de la deuxième phase, entre 4 et 5 milliards. Cet argent a également servi à acheter l’accord de l’UAW, bien que ces plans constituent une violation des contrats de travail de ses membres. Désormais, le syndicat ne se bat plus contre les fermetures d’usines. La même chose se prépare chez Ford.

La direction de GM se vante de pouvoir ainsi « épargner plus de 3 milliards de dollars par an » en coûts salariaux, mais l’entreprise se contracte à une telle vitesse (28 % de ses effectifs éliminés en un seul trimestre !) que la situation de sa dette se détériore. Et la qualité des véhicules qu’elle produit ne va pas manquer de se détériorer aussi, avec l’embauche d’une main d’œuvre temporaire, mal payée et mal qualifiée.

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