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A Berlin, la conférence de l’Institut Schiller élabore sa stratégie pour une nouvelle ère de croissance

La rédaction
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par Christine Bierre, envoyée spéciale

Alors que Jacques Cheminade et son mouvement commençaient la collecte de ses parrainages en France, à Berlin, l’Institut Schiller, organisation internationale fondée et animée par Helga Zepp-LaRouche, organisait une conférence internationale sur le thème « Assurons l’avenir de l’espèce humaine ». Des orateurs se sont succédés à la tribune pour évoquer les graves dangers qui pèsent sur l’humanité – menace d’une guerre nucléaire pouvant exploser à partir de la poudrière du Moyen Orient, menace d’effondrement financier de la zone transatlantique pouvant entraîner le reste du monde dans sa chute – mais aussi les grandes opportunités ouvertes par une telle crise pour changer profondément la donne.

Helga Zepp-LaRouche et l’économiste américain Lyndon LaRouche, qui est intervenu depuis les Etats Unis, ont présenté leurs évaluations stratégiques et les solutions pour en sortir. Sont intervenus aussi sur ces questions, le Professeur Igor Panarin, membre de l’Académie russe des sciences militaires, qui a dénoncé la nouvelle offensive de l’Empire britannique contre Vladimir Poutine et son projet d’Union euro-asiatique, ainsi que Mohammad Mahfoud, président de l’association d’amitié syro-danoise qui a dénoncé la coalition barbare qui s’attaque à son pays sous prétexte de remplacer le régime non-démocratique de Bachar el-Assad. Sur le front du combat politique en Europe, sont intervenus Claudio Giudici, chef de la révolte de taxis contre la politique de dérégulation du marché de l’emploi de Mario Monti, l’homme de la troïka en Italie, Jacques Cheminade qui s’adressa à la conférence par vidéo depuis Paris, et Gene Douglas, des amis de LaRouche en Irlande qui transmit un message d’amitié de Gerry Adams du Sinn Fein à la conférence.

Une table ronde scientifique a eu lieu l’après-midi, où Bruce Director et Sky Shields de l’équipe scientifique de LaRouche, ainsi que le savant russe, Serguei Poulinetz, se sont attaqués aux axiomes mêmes des conceptions pseudo-scientifiques promues par l’Empire anglo-américain qui ne sont pas étrangères à l’état actuel du monde : le culte d’un monde de ressources fini dont les fondements seraient ceux de la deuxième loi de la thermodynamique, le principe de l’entropie, étendu à l’ensemble de l’Univers. Sky Shields a montré qu’au contraire, loin d’aller vers sa mort thermique, l’Univers ne cesse de se développer.

La conférence a ensuite entendue des exposés sur deux des grands projets promus par l’Institut Schiller pour contribuer à rétablir la loi du progrès sur cette planète : l’exploration spatiale et le développement de l’Arctique. Rudolph Biérent, doctorant à l’ONERA, a démontré que si on décidait aujourd’hui de construire une base lunaire et créer les conditions d’un voyage sur Mars, on peut le faire. Toutes les technologies sont déjà à notre disposition, ce qui manque c’est la volonté politique. Ulf Sandmark, responsable de l’Institut Schiller en Suède, a montré combien l’effort de développement de l’Arctique est déjà avancé.
Enfin, une soirée musicale et un panel sur la culture dans lequel ont pris la parole, avec Mme LaRouche, deux chanteurs lyriques très connus, la soprano italienne Antonella Banaudi et le ténor suédois, Raymund Björling, ont permis d’aborder cette question essentielle pour la société et généralement si méconnue aujourd’hui qu’est la créativité humaine.

Extraits :

Helga Zepp-LaRouche a d’entrée de jeu évoqué les graves dangers qui pèsent sur la paix mondiale du fait de la volonté de l’oligarchie anglo-américaine et de leurs alliés, d’imposer leur loi de pillage financier à travers le monde, notamment via des politiques de changement de régime par la voie militaire comme on le voie actuellement au Moyen Orient, ou par celle de la subversion intérieure comme on le voit en Russie et en Chine.

« Malheureusement, je dois décréter l’alerte rouge, car, bien que le pire n’aura peut être pas lieu, l’intention de cette oligarchie est à ce stade de procéder à des frappes contre l’Iran, en mars ou en avril. Et si cela a lieu, ceci pourrait être le déclencheur d’une guerre pouvant atteindre le seuil nucléaire, entre d’un côté, les pays de l’OTAN, Israël et quelques autres, et la Syrie, l’Iran, la Russie, et la Chine, de l’autre. »

Outre les multiples déclarations des responsables militaires russes et chinois, mais aussi des hauts gradés de l’armée américaine, prouvant à quel point le climat politique international s’est dégradé depuis quelques mois, Helga Zepp-LaRouche a insisté sur la montée en puissance militaire dans l’Océan indien, le Golfe Persique ou la Méditerranée orientale. « Il y a actuellement trois porte-avions américains chacun pouvant transporter plusieurs centaines de bombardiers et des missiles de croisières, sans compter les destroyers, frégates, et sous-marins nucléaires qui les accompagnent. (…) Il y a là un pouvoir destructeur de plusieurs magnitudes plus grand que ce qui serait nécessaire pour éliminer l’espèce humaine, un pouvoir destructeur qu’aucune opération de soutien à l’opposition syrienne ou contre l’Iran ne justifie ».

Mme LaRouche a évoqué l’arrière plan historique de cette évolution depuis la chute du mur. Plutôt que de saisir cette occasion pour bâtir un nouvel ordre économique de paix et de justice, l’oligarchie financière transatlantique a préféré bâtir un nouvel empire mondiale, fondé sur l’alliance privilégiée anglo-américaine, et d’éliminer toute résistance à cette politique via des guerres de « changement de régime ». Après l’Irak, après la Libye, voici que l’assaut est donné contre la Syrie et l’Iran, par la voie militaire, mais aussi contre la Russie et la Chine, via des opérations de déstabilisation intérieures.

Le conflit à venir, mettra l’Allemagne et l’Europe en première ligne, a souligné Mme LaRouche. Elle rappela combien l’Union européenne, a été bâtie depuis 1989 pour être une Europe impériale. L’un des conseillers de Catherine Ashton, la ministre des affaires étrangères de l’Union européenne, est Robert Cooper. Dans son ouvrage de 2003, L’effondrement des nations : ordre et chaos dans le XXIe siècle, Cooper avançait que face à des nations pré-modernes qui tendent vers le chaos, l’Union européenne devait se comporter comme un empire coopératif postmoderne. Aussi, à la fin des années 90, l’ancien Conseiller à la Sécurité nationale du président Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski écrivait dans The National Interest, que l’Europe n’était plus qu’une colonie militarisée de cet Empire, que la fin de l’ère Westphalienne des Etats-nations avait été atteinte, et que l’extension de l’OTAN et de l’Union européenne jusqu’aux frontières de la Russie devait être poursuivie sans relâche.

Elle rappela que l’orientation purement financière et supranationale adoptée par l’Europe depuis la chute du mur, est ce qui l’a conduite à la faillite. « L’euro est une expérience qui a échoué. Et si on tente d’accroitre jusqu’à dix fois l’effet de levier du Fonds européen de stabilité financière, ou de faire du MES un mécanisme de renflouement pure et simple, alors ça en sera fini de la souveraineté budgétaire de nos parlements ». « N’importe qui peut voir que la politique actuelle n’est pas de l’intérêt de l’Allemagne, mais seulement d’une petite élite oligarchique qui domine l’Europe », a souligné Mme LaRouche qui est favorable au rétablissement de l’Europe des nations de l’époque de Charles de Gaulle et d’Adenauer et à une réorientation de l’argent vers les grands projets d’infrastructures physiques.

Elle s’est ensuite attaquée à la façon dont l’oligarchie manipule les esprits des populations à travers les formes modernes des jeux et des cirques romains. Le foot, les jeux vidéo, Lady Gaga, tout cela fait qu’alors que l’existence même de l’espèce est en péril, la plupart de gens n’en ont pas la moindre idée !

Aussi, en répandant la fraude que la deuxième loi de la thermodynamique — la loi de l’entropie — s’appliquerait à l’ensemble de l’Univers, l’oligarchie a fait croire au commun des mortels, que l’univers est fini, et qu’il ne nous reste plus qu’a nous battre entre nous pour avoir une partie du gâteau ou a organiser une mort lente du genre humain.

En fin de discours, Helga Zepp-Larouche a présenté les grands traits des travaux de l’équipe de jeunes scientifiques de LaRouche montrant, au contraire, la nature anti-entropique de l’Univers. Les dernières mesures réalisées en mesurant les variations de couleur des émissions électromagnétiques, à l’échelle du macrocosme, montrent que l’Univers est en pleine expansion. Notre Terre se trouve au sein d’une galaxie qui se développe, parmi beaucoup d’autres galaxies également en développement.

Elle a conclu avec la belle idée, que nous ne pouvons rendre ici qu’imparfaitement faute de place, que c’est seulement lorsque nous pourrons mettre en cohérence l’ordre politique et économique ici sur terre avec ce processus de développement universel, que, au-delà de cette crise, nous serons à même d’assurer à long terme la survie de l’humanité.

Lyndon LaRouche : Les remèdes à la crise

Au cours d’une intervention depuis les Etats-Unis, et lors d’une session de question/réponses avec la salle, l’économiste américain Lyndon LaRouche a évoqué aussi les portes de sortie à cette crise :
« Je parlerais de trois sujets aujourd’hui. Le premier est le danger de guerre globale. Il augmente depuis l’assassinat de Kadhafi, après sa capture, et du fait de l’existence d’un plan de guerre générale qui implique, en partie, de prendre la Syrie et l’Iran pour cibles.

(…) Une telle guerre ne se limiterait pas cependant à une guerre locale. Elle mettrait en jeu les capacités nucléaires de principales puissances de cette planète. (…) Jusqu’à présent, les éléments les plus sains aux Etats-Unis, ont agit, dans mon opinion, correctement et courageusement pour s’opposer à ce que ce type de guerre n’ait lieu.

De l’autre côté, il y à le fait que nous sommes au bord d’un effondrement économique de la zone transatlantique. Ceci ne veut pas dire que la Russie, la Chine, l’Inde et les autres ne seront pas affectés par tout ceci. Cela veut dire que la menace immédiate principale – posant même un danger existentielle – concerne la région transatlantique ; elle vise l’Europe continentale, mais aussi les Etats-Unis.

Quel est le remède à cette situation ? Nous avons actuellement dans la région transatlantique, des systèmes monétaristes qui sont irrémédiablement en faillite. Ils ne pourront pas survivre ; ils sont condamnés. Ce qui est possible est un changement, certes perçu comme un peu radical par certains milieux, mais qui doit et peut être fait rapidement. Il nous permettra aux Etats-Unis et en Europe d’échapper au danger d’un effondrement général. Il permettrait de mettre un terme à ces systèmes par une réforme.

(…) Aux Etats-Unis, deux actions doivent être entreprises comme des réformes économiques. Nous devons rétablir ce qu’on appelait le système Glass-Steagall. Sans laisser tomber l’actuel système, l’économie des Etats-Unis ne peut pas survivre.

Cependant, le Glass-Steagall n’est pas suffisant. (…) Tout seul, il ne produira pas de relance ; il ne fera qu’arrêter l’effondrement. Pour créer les conditions d’une relance, il nous faut retourner à quelque chose que les Etats-Unis ont fait durant les années de formation de sa Constitution, sous l’influence de Benjamin Franklin et d’autres personnes. Nous devons aller vers un système de crédit, qui est ce que la Constitution des Etats-Unis représentait.

En d’autres termes, nous utilisons le crédit Fédéral (…) pour financer ce que des gens raisonnables jugeront comme des projets pouvant générer une croissance physique de l’économie américaine, et qui se traduiront par une amélioration quantitative et qualitative des conditions de vie. La même chose peut être faite en Europe, mais le problème sera difficile car les précédents d’un tel système n’existent pas dans tous les pays d’Europe.

Ceci aboutirait aussi à une solution politique. Par exemple, aux Etats-Unis, nous ne produisons presque plus rien (…) Nous avons envoyé toute notre production en dehors des Etats-Unis à des régions où les coûts de travail étaient moins chers. C’est la raison pour laquelle « nous ne sommes plus une nation productive ». Nous devrions le redevenir.
Prenons un exemple bien connu des scientifiques à l’échelle internationale : le projet NAWAPA, (l’Alliance nord américaine pour l’eau et l’énergie).

Si ce projet était réalisé, nous entrerions dans une période de 30 ans de développement de l’économie américaine qui deviendrait ainsi à nouveau leader, avec un taux de croissance accéléré. C’est cela que nous voulons faire. »

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