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A Tokyo, l’économie se porte mal

La rédaction
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Déjà aujourd’hui, certains craignent que la fin de l’année fiscale japonaise, le 31 mars, soit l’heure des comptes pour une économie japonaise très lourdement endettée. Les marchés boursiers japonais ayant chuté de plus de 30 %, le système bancaire ne pourra plus supporter le fardeau de sa dette écrasante, puisque les pertes à la Bourse doivent compensées par la vente d’autres avoirs. Depuis l’éclatement de la bulle dans les années 80, les banques japonaises ont liquidé pour 25 000 milliards de yens de prêts douteux, mais on estime qu’il reste encore le double de cette somme dans leurs livres de compte.

Les signes de contraction économique viennent régulièrement et font baisser les marchés. C’est ainsi que le 8 février, le gouvernement a annoncé que le PIB avait diminué de 0,6 % au cours du trimestre se terminant le 30 septembre, alors que les estimations préliminaires prévoyaient une croissance de 0,2 %. Depuis huit ans, les consommateurs japonais, qui comptent pour environ 60 % du PIB, diminuent leurs dépenses, ce qui a pour effet de réduire les prix jusqu’ici hyperinflationistes (60 % plus élevés qu’aux USA et en Grande-Bretagne et 80 % plus élevés qu’en France et en Allemagne en septembre 2000). Le 19 janvier, la Banque du Japon a mis en garde contre une « plus grande volatilité » des marchés financiers en raison, selon le gouverneur de la banque, Masaru Haymani, de « tendances récentes d’économies et de marchés outre-mer » et de la fin de l’année fiscale qui approche.

D’autres pays asiatiques s’inquiètent aussi de la situation japonaise. C’est ainsi que le premier ministre malaisien Mahathir, dans un discours prononcé le 18 janvier à Osaka, a appelé le Japon à prendre ses distances avec le processus de mondialisation et à oeuvrer à la création d’un nouvel ordre économique juste centré autour du Fonds monétaire asiatique. Pour Mahathir, la tendance japonaise à « copier les (...) idéologies et les systèmes de gestion économiques de l’Ouest », notamment l’« économie de marché », risque de déboucher sur un désastre, « tout comme l’empire japonais en Asie de l’Est a fini par un désastre. (...) L’Asie de l’Est est préoccupée par la santé économique du Japon », dit-il.

Pour résoudre son problème d’endettement, le Japon ne peut pas se contenter d’exporter vers les USA. Sa dette publique est estimée à 150 % du PIB, soit 5000 milliards de dollars par an, et pourrait atteindre les 200 % d’ici quelques années. Dans le secteur privé l’endettement s’accroît aussi, parallèlement à l’augmentation des dépots de bilan.

En décembre, le Japon a enregistré son plus faible excédent commercial depuis trois ans, avec 3,9 milliards de dollars, soit une baisse de 27,4 %. Cela fait quatre mois de suite que les exportations hi-tech - comme les semi-conducteurs et les ordinateurs - vers le marché américain frappé par la crise, sont en baisse.

En l’an 2000, les faillites d’entreprises ont augmenté de 77 % par rapport à l’année précédente. L’assurance-vie, les institutions financières non bancaires, et le secteur de la distribution y sont tous passés. En octobre dernier, on a eu à déplorer les deux plus grandes faillites de l’après-guerre : Chiyoda Mutual Life Insurance Co et Kyoei Life Insurance Co, dont les dettes combinées s’élevaient à 7000 milliards de yen. Le bâtiment, qui emploie 10 % de la main-d’oeuvre, a vu ses profits chuter de presque 30 % vers la fin de l’année 2000, obligeant les banques à passer par pertes et profits une quantité significative de prêts. Le 9 février, la compagnie d’électricité de Tokyo a annoncé qu’elle allait geler la construction de quelque 27 projets au cours des 3 à 5 prochaines années, à cause de la « faible demande ».

Les relations économiques avec le reste de l’Asie n’y échappent pas. Les investissements japonais en Asie ont diminué au cours des trois dernières années, alors qu’ils ont augmenté sur les marchés de télécoms et dans d’autres secteurs spéculatifs aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. Les investissements nippons en Asie du Sud-Est ont diminué de 60 %, atteignant tout juste les 1,1 milliard de dollar, et en Corée du Sud, ils ont surtout servi à acheter l’industrie coréenne en faillite.

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