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A deux doigts d’une guerre nucléaire

La rédaction
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Le naufrage du sous-marin d’attaque russe le plus perfectionné, le Koursk , dans la mer de Barents, a été accompagné, pendant presque deux semaines, d’une campagne uniforme et massive de propagande anti-russe et de dissimulation dans les médias occidentaux. Au-delà d’une propagande triomphaliste sur « la désintégration de l’armée russe », « la fin de la Russie en tant que puissance nucléaire » et « le discrédit de Poutine », nos médias ont systématiquement dissimulé des faits cruciaux sur la nature de l’incident et ses implications. Ils n’ont jamais rapporté les déclarations de certains responsables russes indiquant clairement que, peu après le naufrage du Koursk le 12 août, le monde se trouvait à deux doigts d’une guerre nucléaire. Seules des consultations russo-américaines d’urgence au plus haut niveau ont empêché une escalade nucléaire.

Nous résumons ici les faits les plus importants qui ont été rendus publics à propos du Koursk , mais à peine répercutés dans nos médias.

1. De bonne source occidentale, confirmée par des rapports de presse russes, les gouvernements américain et russe se sont consultés dans la nuit du 12 au 13 août sur le naufrage du Koursk . Ces communications secrètes avaient pour but de prévenir toute éventuelle escalade vers une guerre nucléaire, suite à la destruction de l’un des systèmes d’armement russe les plus sensibles. Les consultations secrètes se sont poursuivies au cours de la semaine suivante, notamment lors de la visite, discrète mais confirmée, du patron de la CIA George Tenet à Moscou le 17 août et, en même temps, de celle non moins discrète d’une délégation militaire russe de haut niveau aux Etats-Unis.

Quels que soient les accords confidentiels qui aient pu être passés entre Clinton et Poutine, les Russes ont décidé de publier quelques informations décisives sur ce qui s’est passé. Il est également significatif que, lors de la première déclaration télévisée du Président russe concernant le Koursk , on voyait très clairement à ses côtés Evgueni Primakov, ce qui confirme le caractère d’urgence stratégique de l’incident du Koursk .

2. La position officielle du gouvernement russe - énoncée par le ministre de la Défense Igor Sergueïev à la télévision nationale russe ORT le 21 août et confirmée la semaine suivante par d’autres membres du gouvernement, notamment le vice-premier ministre Klebanov - est qu’une collision avec un objet étranger, sans doute un sous-marin britannique ou américain, serait la cause probable du naufrage du Koursk . Sergueiev a déclaré qu’après la rupture des communications avec le sous-marin, « le commandant de la flotte a alerté les unités de recherche et de sauvetage - (...) La position du sous-marin a été détectée (...) avec à ses côtés un second objet. (...) La commission [d’enquête] penche pour la version selon laquelle l’accident aurait été causé par une collision. (...) Les rapports de ceux qui ont observé [le second] objet montrent qu’il était comparable en taille au sous-marin Koursk (...). » D’autres éléments confortant l’hypothèse d’une collision avec un sous-marin étranger, notamment le type de dommages observés sur le Koursk , ont été évoqués par le vice-Premier ministre Ilya Klebanov et d’autres porte-parole russes.

3. Le vice-Premier ministre Klebanov a déclaré le 21 août que le gouvernement russe avait demandé aux gouvernements américain et britannique de fournir des informations sur les mouvements de leurs sous-marins dans la région de manoeuvres de la flotte russe au moment de l’incident. Des responsables russes ont déclaré à plusieurs reprises qu’au moins trois sous-marins étrangers avaient été aperçus dans la zone de manoeuvres, dont au moins un américain et un britannique. Sergueïev a évoqué onze cas antérieurs de collision entre des sous-marins russes et des sous-marins étrangers, dont dix au moins avec des sous-marins américains. Selon des sources occidentales et russes, les sous-marins de chasse américains jouent régulièrement « au chat et à la souris » avec les sous-marins nucléaires russes, ce qui a déjà conduit à de sérieux incidents dans le passé, et cette pratique se serait récemment intensifiée.

4. Le fait que le naufrage du Koursk constitue une crise stratégique ayant des implications globales a été confirmé dans un long article de la Pravda du 22 août. Citant des « sources du Kremlin », l’auteur Anton Ponomarïov affirme que :

« Le samedi 12 août, un incident s’est produit dans la mer de Barents, qui a failli conduire à l’éclatement (...) d’une Troisième guerre mondiale (...) Pendant plusieurs jours, le monde n’a tenu qu’à un fil et un faux pas politique aurait pu conduire à un échange de frappes nucléaires. Le 12 août, les instruments hydroacoustiques des bateaux de la flotte de la mer du Nord ont détecté trois puissantes explosions sous-marines dans la mer de Barents. Le croiseur lance-missiles nucléaires Piotr Veliki a enquêté sur le lieu des explosions et découvert le sous-marin atomique Koursk gisant sur le fond marin, ainsi qu’un deuxième sous-marin (...) identifié comme étant un sous-marin étranger, américain a-t-on présumé. Les trois explosions (...) indiquent la possibilité que le Koursk ait pu être victime d’une attaque à la torpille. (...) Le maréchal Sergueïev a informé le Président de ce qui était arrivé (...) Au vu du sérieux de la situation (un incident suffisant pour déclencher des actions de combat), on a envisagé la possibilité d’un retour immédiat du Président à Moscou, siège du commandement central. Cependant, cette option a été rejetée. La résidence du chef de l’Etat à Sotchi est aussi bien équipée que les bureaux du Kremlin, de telle sorte que Poutine put diriger le pays tout aussi efficacement depuis Sotchi. En outre, la présence de Poutine au commandement central à Moscou aurait indiqué des préparatifs de guerre explicites de la part de la Russie. (...) Heureusement, l’incident de la mer de Barents a été réglé par des moyens politiques. Lors d’une conversation téléphonique, Vladimir Poutine et Bill Clinton se sont mis d’accord pour « mettre fin à l’affaire pacifiquement » (...) rien de son contenu n’a été transmis aux médias (...). »

5. L’image donnée par les médias occidentaux d’une marine russe en pleine désintégration mais maintenue pour se donner « l’illusion de grande puissance mondiale », est une falsification manifeste. Malgré la réduction massive de ses dépenses militaires, la Russie a, depuis deux ans, augmenté de manière significative le rôle de sa marine, surtout sa flotte de sous-marins nucléaires et sa force de dissuasion sous-marine. (...) C’est exactement pour ces raisons que les Etats-Unis et l’OTAN ont considérablement accru leur surveillance des activités navales russes, en particulier dans la mer de Barents, stratégiquement cruciale.

Le danger extraordinaire de la situation ne vient pas seulement de l’implication de forces navales stratégiques russes ainsi qu’américaines et britanniques dans l’une des zones militairement les plus sensibles du monde, mais, bien plus encore, du fait que cet incident arrive à un moment où les élites anglo-américaines, faisant face à l’explosion prochaine de la pire crise financière de l’histoire moderne, se trouvent exactement dans le genre d’état d’esprit hystérique et désespéré qui a déjà conduit dans le passé à de tragiques erreurs de calcul militaire et stratégique et à des guerres.

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