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A nous de choisir : guerre de l’eau ou grands projets ?

La rédaction
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25 avril 2012 (Nouvelle Solidarité) — En février dernier, le bureau du directeur du renseignement américain a publié un nouveau rapport sur la « Sécurité globale de l’approvisionnement en eau ».

Le rapport porte sur l’évaluation des conséquences stratégiques des problèmes mondiaux d’approvisionnement en eau d’ici 2040. Il s’agit de la version revue et corrigée d’un rapport secret mené par les services secrets militaires. La CIA ainsi que le ministère de l’Energie et des Affaires étrangères y ont également participé.

Les auteurs se fondent sur des axiomes erronés soi-disants écologistes, selon lesquels l’humanité serait incapable d’optimiser l’utilisation, et encore moins d’augmenter la quantité d’eau disponible. « Nous partons du principe que les techniques de régulation hydrauliques continueront à se développer au rythme actuel, et qu’au cours des 30 prochaines années, nous n’assisterons à aucune amélioration ou rupture [scientifique, NDT] significative. »

Partant de là, le rapport prévoit rationnement et « guerres de l’eau », prévisions auxquelles la politique américaine est sensée se référer. Le rapport se concentre en particulier sur les régions géostratégiques du Maghreb, d’Asie du Sud-Est et d’Asie du Sud et sur les pays où se trouvent les sept bassins versants les plus importants : Nil, Jourdain, Euphrate et Tigre, Indus, Amou-Daria, Brahmapoutre et Mékong.

Il s’agit très exactement des régions où les interventions géostratégiques de ce que nous appelons l’Empire britannique occasionnèrent des guerres et explosions de violence, version « Grand jeu » historique, comme en Afghanistan, Irak, Libye, Jordanie, Syrie créant y compris le danger d’une conflagration nucléaire avec la Russie et la Chine.

Comme nous l’avons souligné régulièrement sur ce site, les alternatives sont disponibles. Seulement, en l’absence d’une volonté politique claire et affirmée, les nombreux projets d’aménagement hydraulique nécessaires à ces régions continuent à dormir dans les tiroirs.

Historiquement, leur mise en œuvre a été sabotée pour des raisons purement politiques, idéologiques et géostratégiques. En Afrique, un potentiel énorme existe pour utiliser de manière optimale les bassins versants grâce à des projets de transferts d’eau vers des régions arides, comme le projet Transaqua pour le transfert des eaux du bassin du Congo, via des canaux, vers le lac Tchad.

Aux Etats-Unis, le projet NAWAPA 21 prévoit d’irriguer les régions arides des Etats-Unis et du Mexique avec les eaux de l’Alaska. Au Proche Orient, c’est la vallée du Jourdain, densément peuplée, qui pourrait à l’avenir bénéficier du dessalement d’eau de mer à grande échelle grâce à des petites unités nucléaires de IVe génération à sécurité intrinsèque.

L’ingénieur italien Marcello Vichi, un des concepteurs du projet Transaqua, a commenté le rapport sur la « Sécurité hydraulique globale » des services secrets US.

Vichi estime que le rapport suppose que le Nil serait la seule ressource en eau de l’Afrique – « où l’on ignore qu’en raison de son exploitation, il ne pourrait bientôt ne plus y avoir de ressource en eau venant du Nil, et on ignore également que sur ce continent il existe un autre fleuve, le Congo ». Déjà, dans les années 1970, « des scientifiques, des journalistes scientifiques et des politiciens sérieux ont tiré la sonnette d’alarme, mais à l’époque, on ne mourrait pas de soif par millions et personne ne s’occupait de ces prévisions, alors que les données étaient déjà disponibles. »

Jacques Cheminade, alors que personne n’aborde la famine qui menace des millions de personnes au Sahel, a mis sur la table, lors des élections présidentielles, le plan pour la remise en eaux du lac Tchad. Le projet reste au cœur de ses propositions, avec la construction du canal de Jonglei au Soudan, un autre « poumon vert » possible au milieu de l’Afrique.

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