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A propos d’un précédent historique et des dangers qui nous attendent

La rédaction
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Depuis le 11 septembre, Lyndon LaRouche souligne que derrière les attentats de Washington et de New York se profile une tentative de coup d’Etat aux Etats-Unis mêmes. Ces attaques, survenant en pleine désintégration du système économique et financier international, avaient un double objectif. Le premier, international, consiste à mettre l’Amérique dans un état de guerre prolongé en Eurasie, suivant le scénario du « choc des civilisations » de Samuel Huntington et Zbigniew Brzezinski. Le second est l’établissement d’un régime d’exception politique, économique et financier aux Etats-Unis.

Au cours des trois semaines qui ont suivi le 11 septembre, la nature et le but si extrêmes de cette « opération clandestine » ont provoqué d’importants conflits au sein de l’establishment américain et dans l’establishment politique transatlantique. Selon des rapports fiables en provenance de Washington, on assiste, loin des yeux du public, à de violentes querelles au sein du gouvernement et dans des institutions qui en sont proches.

Autre signe révélateur : lors de la réunion de l’OTAN le 26 septembre, le vice-secrétaire à la Défense, Paul Wolfowitz, n’a pas obtenu d’accord sur la mise en oeuvre de l’article 5 du Traité stipulant le principe de « défense collective », bien que les pays membres de l’OTAN se soient officieusement prononcés en sa faveur quelques heures après les attaques du 11 septembre. Ce refus a ébranlé la structure politique de l’OTAN. Il semble que certains membres européens de l’OTAN ne soient pas convaincus qu’il s’agisse d’une attaque menée depuis l’extérieur, alors que c’est la seule condition permettant d’invoquer officiellement l’Article 5.

En tout cas, il semble qu’une action militaire américaine en Eurasie ne soit plus très lointaine. En outre, on risque d’assister à une deuxième attaque aux Etats-Unis, peut-être à l’aide d’armes biologiques.

Lyndon LaRouche estime qu’il existe des parallèles historiques clairs entre les événements actuels et ceux de la période 1932-1933. A l’époque, après l’élection du président Franklin Roosevelt, en novembre 1932, les plus hauts cercles des milieux bancaires anglo-américains, dirigés par le gouverneur de la Banque d’Angleterre Montagu Norman et aidés par Prescott Bush, grand-père de l’actuel président américain, collaborèrent avec les banquiers allemands Hjalmar Schacht et von Schroeder afin de sauver financièrement et politiquement le parti nazi, suite à son sévère échec aux élections de novembre au Reichstag.

Fin janvier, Schacht, von Schroeder et Franz von Papen orchestrèrent le renversement du gouvernement de Kurt von Schleicher qui menait une politique économique semblable à celle de Roosevelt. Après l’arrivée au pouvoir d’Hitler le 30 janvier, l’incendie du Reichstag fut organisé le 28 février, suivi des décrets de régime d’exception. Parallèlement, le 17 mars 1933, Schacht fut nommé président de la Reichsbank et il dicta la politique économique, reposant sur le réarmement, jusqu’à la veille de la Deuxième Guerre mondiale.

Programme de stimulation et réarmement

Malgré les huit baisses des taux directeurs consenties depuis le début de l’année par la Réserve fédérale (la neuvième interviendra peut-être cette semaine), malgré les baisses d’impôts accordées par le gouvernement américain et l’injection de quantités sans précédent de liquidités depuis le 11 septembre, l’économie américaine se contracte plus vite que jamais et la désintégration du système financier international continue de s’accélérer. A présent, on annonce le lancement d’un vaste programme de « relance » à la japonaise pour l’économie américaine, axé notamment sur une importante mobilisation dans le secteur de l’armement.

Cette nouvelle démarche n’est pas sans rappeler le « réflexe de Hjalmar Schacht », de triste mémoire. A partir de 1931, Schacht et ses collaborateurs s’opposaient brutalement à la politique de lutte contre la dépression adoptée par le gouvernement allemand, politique inspirée des idées de Wilhelm Lautenbach. Après l’arrivée au pouvoir des nazis en 1933, le même Schacht, alors président de la Reichsbank, lança sa propre version dénaturée du « plan Lautenbach », axé sur le réarmement plutôt que sur le développement des infrastructures.

Aujourd’hui, l’économie américaine est bien différente de celle du temps de Roosevelt. Affaiblie par des décennies de désinvestissement en biens d’équipement et en infrastructures, de licenciements, de réductions des coûts, de délocalisations et de destruction des actifs productifs, elle ne pourra pas être relancée uniquement en injectant du « combustible » sous forme de crédits et de nouvelles commandes de l’Etat. On peut même se demander si de tels programmes permettraient de gagner encore un peu de temps.

Suite à leur réunion à huis-clos avec des dirigeants du Congrès le 19 septembre, le président de la Fed Alan Greenspan et l’ancien secrétaire au Trésor Robert Rubin ont rencontré les membres de la Commission des Finances du Sénat le 25 septembre, pour leur dire que tout programme de relance sérieux devrait se chiffrer à au moins 1 % du PIB, soit 100 milliards de dollars. A l’issue de cette réunion, le sénateur Charles Grassley a déclaré : « Nous avons entendu aujourd’hui, de la bouche de nos deux experts, des chiffres sur les mesures de relance plus élevés que ceux auxquels je m’attendais. » Le sénateur Max Baucus du Montana a précisé que les 100 milliards proposés s’ajouteraient aux 40 milliards de dollars accordés pour des dépenses d’urgence relatives aux attaques du 11 septembre, ainsi qu’aux 15 milliards destinés aux compagnies aériennes et aux 40 milliards de réductions d’impôts déjà décidées auparavant. Au total, tous ces programmes atteignent presque 200 milliards. En même temps, dans un éditorial du Wall Street Journal publié le 25 septembre, le banquier new-yorkais Felix Rohatyn a même appelé à un programme de stimulation de 250 milliards de dollars.

Une évolution plus concrète en ce moment est l’accroissement des dépenses de défense. Depuis le 11 septembre, le gouvernement américain a augmenté de 20 % le budget de la défense, la plus forte hausse depuis la Guerre de Corée.

Gerald Daniels, directeur du département des avions militaires chez Boeing, et Larry Bossidy, PDG d’Honeywell, ont déclaré le 27 septembre que des discussions « très sérieuses » étaient en cours avec le gouvernement concernant l’accroissement de la production militaire. Cette mobilisation implique aussi Lockheed Martin, Raytheon et Northrup Grumman. Dans chaque cas, le gouvernement a demandé à la direction de l’informer de ce qu’ils pouvaient fournir immédiatement, ainsi que dans deux ou trois ans, après une augmentation des capacités. John Williams, porte-parole de l’Association industrielle de la défense nationale, commentait : « On ne peut pas simplement dire que l’on va multiplier notre production par 25 et commencer après-demain. »

Dans un éditorial du Financial Times paru le 29 septembre, l’économiste en chef de Morgan Stanley, Stephen Roach, indique qu’après le 11 septembre, le nouveau paradigme économique n’est plus l’« augmentation de la productivité » mais la « défense ». Il parle aussi des « effets potentiels d’une relance des dépenses publiques dans la défense nationale, ce qui renverserait l’une des tendances majeures de l’ère post-Guerre froide ».

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