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A propos de Voltaire : Helga Zepp-LaRouche répond à Angela Merkel

La rédaction
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Dans un discours prononcé le 17 janvier devant le Parlement européen de Strasbourg, en sa qualité de présidente de l’Union européenne, la chancelière Angela Merkel déclara qu’à son avis, « Voltaire a porté en lui l’âme de l’Europe ». Pour Helga Zepp-LaRouche, la présidente du Mouvement des droits civiques-Solidarité (BüSo), au contraire, « L’âme de l’Europe réside dans la tradition humaniste depuis Platon, et non chez Voltaire ! ».

Sur le contenu même du discours, Mme Zepp-LaRouche a noté que « Mme Merkel a raté l’occasion de mettre en garde contre les conséquences d’une nouvelle guerre de l’administration Bush-Cheney en Iran. Certes, elle a parlé de faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient, de la réactivation du Quartette (Etats-Unis, Russie, UE et ONU) et d’une « attitude de cohésion » vis-à-vis du programme nucléaire iranien, mais cela ne suffit pas. Au même moment, la secrétaire d’Etat américaine était en train de saborder ces vœux pieux. Le gouvernement américain encourage en réalité le conflit entre le Hamas et le Fatah en Palestine et martèle que l’Iran et la Syrie soutiennent les insurgés en Irak, argument censé justifier une action militaire contre ces deux pays. »

Mme Merkel n’a pas non plus jugé utile d’évoquer le système financier international qui ne peut plus être sauvé, parlant au contraire d’un « marché transatlantique dérégulé ». En outre, poursuit la présidente du BüSo, « on a remarqué l’absence de toute allusion à la nouvelle majorité démocrate au Congrès américain et à la perspective ainsi ouverte d’un retour à une politique rooseveltienne. Déjà, lors de sa récente visite à Washington, Mme Merkel n’avait pas trouvé le temps de discuter avec des représentants démocrates. »

Comme priorité de la présidence allemande de l’UE, la chancelière veut relancer le Traité constitutionnel européen, bien qu’il soit dénué de tout fondement juridique depuis les rejets français et néerlandais, comme l’a reconnu la Cour constitutionnelle de Karlsruhe elle-même. Cette préoccupation « est une perte de temps. »

Par ailleurs, en matière de politique intérieure, la grande coalition piétine. Mme Merkel se vante de la « percée de la réforme sur la santé », qui se traduit pourtant, comme l’a souligné Helga Zepp-LaRouche, « par une forte hausse des cotisations pour les 50 millions de patients et par la détérioration générale des soins médicaux. Dans la pratique, cette réforme introduira un système à deux vitesses, semblable à celui des HMO [sociétés privées d’assurance maladie à but lucratif, aux Etats-Unis]. »

Revenant sur la référence de Mme Merkel à Voltaire, Mme Zepp-LaRouche estime que « Voltaire fut un cynique et un sophiste, comme on le voit parfaitement dans son Candide, une polémique contre Leibniz, ou dans son attaque dégoûtante contre Jeanne d’Arc. Il était peut-être spirituel, mais en aucun cas un penseur créatif. La véritable âme de l’Europe, c’est la tradition remontant à Solon d’Athènes et à Platon, qui cherche à développer les qualités propres à l’homme, celles qui le distinguent absolument de la bête, c’est-à-dire que l’homme doit constamment perfectionner ses capacités cognitives, améliorer sa compréhension des lois de l’univers et mettre à profit les fruits scientifiques et technologiques de cette compréhension pour améliorer les conditions de vie de ses semblables.

« L’âme de l’Europe réside donc aussi dans l’art classique qui contribue à l’ennoblissement du caractère. Espérons qu’Angela Merkel étudiera Leibniz plutôt que Voltaire, car le premier avait une vision de développement pour l’Europe, pour l’ensemble de l’Eurasie et pour l’Afrique, dont on devrait s’inspirer. »

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