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A propos du conglomérat Enron

La rédaction
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Le conglomérat texan Enron Corporation est l’un des acteurs principaux de la crise énergétique californienne. Entreprise pionnière dans le processus de « financiarisation de l’énergie » par lequel on utilise une position dominante sur le marché, couplée à l’usage de produits dérivés, dans un but de contrôle ou de manipulation des marchés-clés de l’énergie ou de l’électricité, et bien qu’on ne produise soi-même que très peu ou pas du tout - d’électricité. Enron est une entreprise de trading, le plus grand trader dans le domaine de l’énergie à l’échelle des Etats-Unis, avec 13 milliards de dollars d’actifs au bilan et des investissements dans une trentaine de pays. Alors que les distributeurs californiens se trouvent au bord de la faillite en raison des prix exorbitants exigés par Enron et les autres intermédiaires, les bénéfices du géant texan pour le quatrième trimestre 2000 ont augmenté de 33 %, ses revenus ayant quadruplé. Le rapport d’activité mentionne que « cette augmentation est surtout due aux opérations de trading sur l’énergie, les prix ayant monté abruptement avec des quantités supérieures de gaz et d’électricité vendues. Pour l’exercice 2000, les revenus se sont élevés à 1,27 milliards de dollars, contre moins d’un 1 milliard l’exercice précédent . »

Il y a 13 ans, Enron était encore une petite entreprise distributrice de gaz, soumise à la régulation. Avec la déréglementation du gaz, puis de l’électricité, elle est devenue en 1992 un trader agressif, sorte de grossiste en énergie entre le producteur et le distributeur. Le directeur d’Enron, Kenneth Lay, associé de longue date de la dynastie Bush, fut l’un des grands promoteurs de la déréglementation au niveau fédéral. Après la défaite de son ami George Bush Sr. aux élections présidentielles de 1992, Lay a engagé à titre de consultants deux anciens ministres de son gouvernement, le secrétaire d’Etat James Baker III et le secrétaire au Commerce Robert Mosbacher. Ils devaient faciliter l’accès d’Enron aux ressources énergétiques internationales. Le général (cr) Thomas Kelly, directeur des opérations de l’état major interarmes lors de la guerre du Golfe, a siégé de 1991 à 1993 au conseil d’administration d’Enron. Les trois hommes ont accompagné l’ancien président Bush au Koweit en 1993, rapporte Seymour Hersch du New York Times, afin d’« aider » Enron à obtenir un contrat pour la reconstruction de centrales électriques détruites pendant la guerre.

Les liens entre Enron et les intérêts du clan Bush restent solides. Lay ainsi que sa compagnie Enron ont versé plus de 550 000 dollars à la campagne électorale de George W. Bush au poste de gouverneur du Texas. Pendant la campagne présidentielle de 2000, Lay a levé plus de 100 000 dollars pour Bush Jr. Le candidat a pu utiliser les jets de la compagnie pour ses déplacements de campagne. 250 000 dollars ont été versés par Enron pour l’organisation de la Convention républicaine et 100 000 autres dollars pour la cérémonie d’entrée en fonctions du nouveau Président. En récompense de sa générosité, Lay a été nommé « conseiller de transition » au département de l’Energie. Deux autres anciens membres du Conseil consultatif d’Enron font partie du nouveau gouvernement : Lawrence Lindsay, conseiller économique de la Maison Blanche et Robert Zoellick, représentant des Etats-Unis pour le commerce.

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