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A-t-on envisagé un putsch en Espagne ?

La rédaction
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Un stratège britannique nous a confirmé que certaines sources, dans la communauté du renseignement espagnol, pensent que des agents provocateurs d’extrême droite pourraient être impliqués dans les attentats du 11 mars. Ces pistes, ainsi que d’autres parallèles avec les attentats terroristes en Italie durant les années 70 et 80, sont actuellement explorés.

Le 18 mars, le site italien Reporterassociati écrivait qu’un groupe au sein du gouvernement Aznar avait tenté, le 13 mars, de faire adopter un décret déclarant l’état d’urgence, annulant les élections du lendemain et adoptant des mesures de contre-insurrection en Espagne. Selon cet article, le cabinet a tenu ce jour-là une séance d’urgence, à l’issue de laquelle une déélgation spéciale dirigée par le ministre de l’Intérieur, Acebes, se serait rendue au palais royal pour soumettre au roi deux documents, « Plan A » et « Plan B », afin qu’il en signe un des deux. Ces deux documents prévoyaient la déclaration d’un état d’urgence et le report des élections, soit de deux mois (plan A), soit de six mois (plan B). Le roi Juan Carlos refusa cependant de signer, voyant là l’équivalent d’un putsch. Cette information se base, d’après leurs auteurs, sur une fuite venant de la Commission générale des élections, ainsi que de certaines sources au palais royal.

Le cinéaste espagnol Pedro Almodovar a relayé, dans une conférence de presse, une rumeur qui, « si elle est confirmée, pourrait s’avérer terrifiante, à savoir que le Parti populaire était sur le point de déclencher un coup d’Etat le samedi à minuit. » Le 18 mars, suite à des pressions intenses de la part du PP, qui a porté plainte contre lui, Almodovar a précisé publiquement qu’il avait simplement rapporté une rumeur, sans affirmer qu’elle était avérée.

D’autres voix faisant autorité ont également soutenu cette analyse. Un conseiller du gouvernement catalan, Montserrat Tura, a déclaré, selon des informations de Libertad Digital du 18 mars, elles-mêmes reçues de l’agence de presse Europa, que le Parti populaire étudiait dans la soirée du 13, la possibilité d’annuler les élections du lendemain parce qu’il savait que son candidat, Mariano Rajoy, ne gagnerait pas. Selon Tura, les membres du PP « étaient désespérés [et] au point d’envisager de ne pas tenir les élections. (...) Ils ont posé le problème. Je ne sais pas s’ils l’ont fait dans les termes qui nous ont été rapportés, mais ils l’ont posé. » Tura démentit, cependant, la tentative d’imposer l’état d’urgence, tout en louant le roi pour avoir défendu « avec détermination l’Etat démocratique. »

Dans ce contexte de rumeurs de putsch, une question s’impose : quel a été le rôle de Blas Pinar Gutiérrez, ce fils du dirigeant fasciste, promu général brigadier le 16 janvier dernier puis, un mois plus tard, sous-directeur du Directorat de l’armée espagnole chargé de la Doctrine, du Personnel et du Matériel, apparemment sur recommandation personnelle du commandant de l’état-major de l’Armée, le général Luis Alejandre Sintes. Blas Pinar fils avait purgé deux mois de prison au début des années 80 en tant qu’instigateur, en décembre 1981, d’un manifeste défendant les officiers impliqués dans la tentative de coup d’Etat du 23 février 1981. Ce « Manifeste des 100 » était signé par une centaine d’officiers, dont les huit chefs de file présumés du mouvement (y compris Blas Pinar) furent arrêtés. Il fallut plusieurs heures pour déjouer la tentative de putsch de février 81, apparemment à cause du soutien apporté par de hautes personnalités de l’armée.

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