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AP-HP : n’attendons pas l’arrivée des hommes en noir !

La rédaction
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9 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) – Les patients des hôpitaux de Paris l’ignorent autant que les épargnants japonais : en 2009, la plus grande banque mutualiste nipponne, Zenkyoren, s’est procuré pour 35 millions d’euros d’obligations de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Depuis 2006, AP-HP ne se limite plus à financer ses projets par des prêts bancaires, mais s’est lancé dans un programme d’émissions obligataires. Ainsi en 2009, l’institution a emprunté à long terme 275 millions d’euros auprès des banques et a levé 106 millions d’euros d’obligations, vendues à la Bourse de Zurich et évidemment en France.

« Emettre des obligations permet de diversifier nos sources de financement. Entre les prêts bancaires et les obligations, nous choisissons à chaque fois le plus avantageux » précise Philippe Sauvage, « directeur économique et financier » de l’AP-HP. « Avec les nouvelles règles prudentielles, les investisseurs internationaux sont à la recherche d’actifs sûrs », et en 2009, la totalité des obligations émises par AP-HP a été achetée par des étrangers.

Pour l’instant, les agences de notation considèrent l’AP-HP comme un des émetteurs les plus solides. Après Fitch en décembre dernier, Standard & Poor’s a confirmé son triple A en mars.

Cependant, ces agences suivent de très près l’évolution du déficit de l’institution, censé disparaître en 2012 grâce au licenciement de 4000 personnes et à ce qu’il faut bien reconnaître comme une réduction de l’accès et de la qualité des soins. Car, en passant de 1002 millions d’euros en 2005 à 1874 millions d’euros en 2009, la dette s’emballe !

A coup sûr, c’est clairement la faute des malades imaginaires et des médecins dispendieux ! Si la dette passe le seuil critique, la notation d’AP-HP s’effondrera et passera de AAA+ à B-. La BCE refusera alors les obligations d’AP-HP comme collatéral et nos banques risqueront la faillite.

Alors, l’extirpation du mal passera inévitablement par administrer un terrible remède de cheval. Il s’agira d’envoyer chez les blouses blanches, « les hommes en noir ». La gestapo ? Non, pire encore, les experts du FMI !


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