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ATTAC rejoint le camp du « nouveau Bretton Woods »

La rédaction
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31 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) — Le texte publié le 19 mai par ATTAC intitulé « Le Temps est venu : pour un contrôle démocratique des marchés financiers », constitue un pas important de cette organisation vers une démarche de nature à relever le défi du krach financier que vit le système monétaire international depuis l’été 2007.

Ce texte rapproche considérablement les positions de cette organisation de lutte contre la spéculation financière, de celles défendues depuis des années par Lyndon et Helga Zepp-LaRouche, ainsi que par Jacques Cheminade, président de Solidarité et Progrès en France. Ainsi, bien qu’en 1998 ATTAC n’ait pas voulu collaborer avec Jacques Cheminade malgré le fait que notre journal Nouvelle Solidarité en ait été membre, nous disons comme le capitaine Illo au Conte Isolani dans la pièce du grand poète allemand Friedrich Schiller, Les Piccolomini : « Vous êtes arrivés trop tard, mais vous êtes arrivés ! »

Fini le temps où ATTAC limitait sa lutte à la seule taxe Tobin sur les flux spéculatifs internationaux. Désormais l’organisation reconnaît que la crise a « des racines systémiques », et elle appelle « à des changements systémiques plutôt que des réparations fragmentaires ». « Tout le système financier dans sa forme néolibérale a démontré qu’il était économiquement instable, inefficace et nuisible à l’égalité, au bien être général et à la démocratie. Des changements systémiques sont donc nécessaires. Un de nos buts principaux est de faire tomber les piliers du néolibéralisme, en particulier la mobilité internationale du capital ».

Ensuite, ATTAC appelle en faveur « d’un nouveau Bretton Woods au lieu de forces du marché supposées autorégulées ». « La crise a montré que lorsque les marchés sont livrés à eux-mêmes sans réglementation politique, cela mène au désastre », peut-on lire dans ce texte. Evitant le discours « mondialiste » de la plupart des organisations altermondialistes qui se cantonnent à exiger une mondialisation plus humaine, ou une gouvernance planétaire « onusienne », ATTAC appelle a renforcer « la supervision nationale et la coopération internationale entre les organismes de réglementation » insistant sur le fait que « des limites doivent être imposées au libre-échange et à la mobilité internationale du capital ». Dans le même esprit, ATTAC appelle à remplacer « l’ouverture généralisée des marchés de biens et de capitaux » par « une nouvelle génération d’accords négociés entre différents pays et régions du monde, basée sur le respect mutuel des droits des classes populaires et la défense des conquêtes historiques des travailleurs, et avec le souci d’une solidarité avec les pays les moins développés ».

Autre point important de ce texte, ATTAC demande « qu’une attention spéciale[soit] portée à l’Union européenne », car « les dimensions financières des traités, et notamment celui de Lisbonne, sont taillées dans le dogme néolibéral. » Le texte demande tout particulièrement l’abrogation de l’article 63 du traité de Lisbonne « qui interdit toute restriction sur les flux de capitaux et créé ainsi les conditions idéales pour la mainmise complète de la finance sur la société » et celle des articles 49 et 54 qui « donne au capital la liberté d’émigrer là où les conditions financières sont les plus favorables et aux institutions financières celle de chercher asile à la City de Londres ou bien là où bon leur semble ».

Allant encore plus loin, le texte d’ATTAC se déclare en faveur d’une interdiction de hedge funds, d’une interdiction de la pratique de la titrisation qui devrait être réservée aux seules institutions contrôlées strictement par les Etats, d’une suppression pure et simple des centres offshores. Enfin, pour ce qui est des produits dérivés, ATTAC appelle à l’interdiction pure et simple des échanges de gré à gré et à un contrôle stricte des produits dérivés qui devraient « être négociés en bourse, standardisés et autorisés par une autorité de surveillance ».

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Pour creuser le sujet :
le projet de « nouveau Bretton Woods » de Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade.

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