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Actions bipartisanes dans un contexte révolutionnaire

La rédaction
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La négligence et l’incompétence de l’administration Bush devant la pire catastrophe intérieure de l’histoire américaine ont provoqué un retour de flamme contre la Maison Blanche, ou ce que Lyndon LaRouche appelle un « changement de paradigme culturel ». Ceci prend la forme d’initiatives bipartisanes au Congrès pour fournir de l’aide aux victimes de l’ouragan et lancer un effort de reconstruction pour la région et la nation. Suite aux recommandations de Lyndon LaRouche lors de sa conférence internet du 3 septembre, diverses initiatives ont été prises :

  • Au Congrès, le sénateur Harry Reid a proposé une enveloppe d’au moins 150 milliards de dollars d’aides et de projets de reconstruction, somme que le sénateur républicain Judd Gregg veut porter à 200 milliards de dollars. Reid déclara qu’il fallait un plan Marshall afin de passer à l’action le plus vite possible et de démarrer la reconstruction.
  • Dans une lettre aux dirigeants républicains du Congrès, les sénateurs démocrates Reid et Kent Conrad, le député démocrate John Spratt, ainsi que la présidente du groupe démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi, leur demandent de suspendre les propositions de loi à l’étude, prévoyant 70 milliards de dollars de réductions fiscales et 35 milliards de coupes dans le Medicaid, les aides alimentaires et les prêts aux étudiants. « Suspendez-les sine die [et] passons plutôt sans délai à l’examen d’une législation répondant aux besoins de la nation après l’ouragan Katrina ». Cette lettre, bien reçue au départ, affirmait : « Ce n’est pas le moment de réduire les services pour les plus vulnérables, de baisser les impôts pour les plus fortunés et d’ajouter 35 milliards de dollars au déficit . »
  • Le sénateur Ted Kennedy proposa la création d’un organisme de « redéveloppement de la Nouvelle Orléans et de la côte du Golfe », explicitement modelé sur la Tennessee Valley Authority de Roosevelt. Il prévoit d’investir 150 milliards de dollars dans la reconstruction, à laquelle devraient participer ceux qui ont perdu leur emploi.
  • En vue de la session du 8 septembre, le sénateur Reid a redéfini les priorités : « Nous sommes confrontés à une crise nationale. Des Américains souffrent. Nous devons ajuster nos priorités. S’il y a une leçon immédiate à tirer des échecs du gouvernement fédéral, la semaine dernière, c’est qu’il n’y a pas de temps à perdre. Des familles comptent sur nous et nous leur devons de faire tout ce que nous pouvons pour les aider. » Il a proposé de reporter les projets de loi sur le Commerce, la Science et la Justice - qui ne comportent que quelques incitations fiscales pour les PME - pour s’occuper sans tarder de la proposition de loi de la Défense, en vue d’y ajouter des mesures destinées à aider les survivants et les anciens combattants, à réexaminer le fonctionnement de la FEMA et à mettre sur pied la « commission Katrina » proposée par la sénatrice Hillary Clinton. Ensuite, il voudrait examiner le projet de loi sur l’Energie et l’Eau, afin de prévoir les moyens de rebâtir l’infrastructure qui a été détruite le long de la côte du Golfe. « Il prévoit des milliards de dollars pour le Génie militaire et la protection contre les inondations, et devrait être une priorité au Sénat . »
  • Le sénateur républicain Pete Dominici, président de la commission de l’Energie et de l’Eau, s’est engagé à convoquer cette commission en vue d’autoriser l’octroi de fonds nécessaires au Génie militaire, comme le proposait Reid.
  • Des parlementaires démocrates ont officiellement demandé à Tom Davis, président de la commission de Réforme gouvernementale à la Chambre, et Don Young, président de la commission des Transports et de l’Infrastructure à la Chambre, d’accepter d’examiner le processus de prévention et de préparation avant l’arrivée de Katrina, ainsi que les actions prises par la suite, afin de « comprendre ce qui n’a pas marché et pourquoi ». Sur les dix questions qu’ils posent, la deuxième est la suivante : « La FEMA a-t-elle été sapée et sous-financée ? ». Davis est d’accord pour convoquer des auditions dans la semaine du 12 septembre.

    Comme nous l’avons vu, le sénateur Reid voudrait que la commission chargée de la Sécurité intérieure et de la Réforme gouvernementale du Sénat détermine si les vacances de George W. Bush au Texas ont eu un impact négatif sur la réponse au sinistre. Susan Collins, sénatrice républicaine du Maine, a répondu que sa commission allait bien ouvrir des auditions : « A tous les niveaux, les gouvernements ont manqué à leur obligation de protéger les populations. Il est difficile de comprendre le manque de réaction quand on pense à tout l’argent qui a été dépensé pour la sécurité nationale depuis le 11 septembre. Si notre système a si mal fonctionné en l’absence d’ennemi, comment les gouvernements fédéral, des Etats et locaux, auraient-ils réagi à une attaque terroriste livrée sans aucun avertissement et dans l’intention de provoquer un maximum de morts et de destructions ? »

  • Quatre sénateurs membres de la commission des Finances du Sénat, dont deux républicains et deux démocrates, ont envoyé une lettre au président de la commission Charles Grassley, lui demandant d’ajourner les projets de loi prévoyant des coupes dans l’assurance maladie des démunis (Medicaid), l’aide alimentaire, le logement et l’éducation. L’un des quatre, la sénatrice républicaine Olympia Snowe, a publié un communiqué de presse sur la nécessité de ne pas réduire le programme du Medicaid de 10 milliards de dollars.
  • Trente-deux députés ont déposé une proposition de loi, qui ferait des « hausses de prix abusives en temps de désastre national » un crime fédéral. Rédigée par le député démocrate John Conyers, le texte a été soutenu par les députés du Mississippi et de Louisiane.
  • Une proposition de loi déposée par le sénateur Byron Dorgan imposerait une taxe de 50% sur les prix du brut supérieurs à 40 dollars le baril.

    Le Sénat a adopté à l’unanimité une première enveloppe de 51 milliards de dollars pour venir en aide aux victimes de Katrina.

Cheney tente un nouveau putsch

Face à des actions bipartisanes d’une ampleur sans précédent et à la révolte populaire grandissante contre le Maison Blanche, Dick Cheney et ses amis sont passés à l’action. Apparemment sur ordre de la Maison Blanche, le directeur de la Homeland Security Michael Chertoff a interdit de publier des images des victimes de l’ouragan. Bush a ensuite décidé d’expédier Cheney dans la zone du désastre le 8 septembre, mais avant son départ, le vice-Président a tenté de saboter l’enquête bipartisane pour laquelle les républicains Bill Frist et le président de la Chambre Dennis Hastert avaient donné leur aval, la remplaçant par une commission controlée par les républicains chargée d’enquêter sur le rôle du gouvernement.

Devant cette tentative flagrante d’occulter l’irresponsabilité de la Maison Blanche, le sénateur Reid et la députée Nancy Pelosi ont annoncé qu’ils ne nommeraient aucun démocrate à cette commission. Le 8 septembre, Reid déclara : « Après le 11 septembre, démocrates et républicains ont mis sur pied une commission d’experts indépendants. Je regrette de devoir constater que les républicains adoptent maintenant une approche différente. J’ai totalement confiance dans la structure des commissions du Sénat. Je fais confiance à la commission sur la Santé et l’Education (...) ainsi qu’à celle de la Homeland Security avec Susan Collins et Joe Lieberman. (...) Je ne pense pas que ce soit le moment d’inventer quelque chose de nouveau. Ils ont parlé d’une commission bipartisane, mais on n’en connaît pas les détails . »

Au Sénat, fit remarquer Reid, un critère d’ancienneté est appliqué pour désigner le président ainsi que le principal dirigeant du parti minoritaire des différentes commissions, mais ce système a déjà été supprimé à la Chambre. Là, c’est la direction du parti qui décide quel républicain sera désigné, en fonction de ses prises de position. Reid note : « Ils ne voulaient même pas donner la présidence d’une sous-commission à Chris Smith [un républicain du New Jersey] parce qu’il n’avait pas voté comme ils l’auraient voulu sur un certain nombre de questions. Nous avons un président républicain, une Chambre à majorité républicaine et un Sénat à majorité républicaine. Nous ne voulons pas que les mêmes personnes soient juges et arbitres.

« Nous avons une structure de commissions pour enquêter, elles ont une fonction de contrôle. (...) Nous avons vu ce qui s’est passé quand ce gouvernement, ou n’importe lequel, enquête sur lui-même. Cela ne marche pas. (...) En dernière analyse, nous aurons une commission bipartisane indépendante pour examiner les fautes commises dans la réaction gouvernementale à Katrina. (...) Entre-temps, les commissions judiciaires de la Chambre et du Sénat ont l’obligation de remplir leurs fonctions historiques. » Même si la commission sur le 11 septembre n’a pas été parfaite, dit-il, « elle est certainement plus parfaite que la proposition maladroite qui a été faite depuis 24 heures pour une commission soi-disant bi-partisane. C’est orwellien, ce n’est pas bipartisan . »

Même du côté républicain, des critiques ont été formulées à l’égard de la proposition de Cheney. Six sénateurs républicains ont déclaré qu’elle menaçait de fouler au pied les prérogatives de cinq commissions du Sénat et que par conséquent ils s’y opposeraient.

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