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Affaire Plame/Wilson : Cheney doit partir !

La rédaction
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Il y a près de quatre ans, Lyndon LaRouche était le premier à appeler à la démission du vice-président Dick Cheney ? Aujourd’hui, celui-ci se trouve au centre de l’enquête menée par le procureur spécial Patrick Fitzgerald sur la divulgation de l’identité d’une agente secrète de la CIA, Valerie Plame. Lewis Libby, à l’époque chef de cabinet de Cheney, a été inculpé en octobre dernier dans cette affaire et interrogé à plusieurs reprises. Le 24 mai, en réponse à une requête déposée par Libby, Fitzgerald a informé la Cour de son intention de produire comme pièce à conviction une tribune libre rédigée par le diplomate Joseph Wilson (le mari de Mme Plame) dans le New York Times du 6 juillet 2003, annotée de la main de Cheney.

Dans cet article, Wilson accusait le gouvernement Bush-Cheney d’avoir délibérément diffusé une allégation sans fondement en accusant Saddam Hussein d’avoir acheté de l’uranium auprès du Niger. Wilson lui-même, après avoir été envoyé au Niger à la demande de la CIA pour enquêter sur cette allégation, l’avait réfutée de manière concluante. Huit jours après la parution de son commentaire dans le quotidien new-yorkais, le journaliste Robert Novak révélait que la femme de Wilson, Valerie Plame, était une agente clandestine de la CIA. Qui l’en avait informé ?

Dans un document daté du 12 mai, Fitzgerald estimait que les annotations de Cheney étaient révélatrices. Le vice-Président avait en effet écrit en marge de la tribune libre de Wilson : « Avons-nous l’habitude d’envoyer des personnes à titre gratuit travailler pour nous ? Ou bien sa femme l’a-t-elle envoyé faire une partie de plaisir ? » Cela indique bien qu’il était déjà au courant des activités de Mme Plame, d’une part, et reflète ses sentiments vis-à-vis du couple d’autre part, comme l’observe Fitzgerald. Cette opinion, « le vice-Président a dû la communiquer à son chef de cabinet au cours de leurs discussions », bien que Libby ait nié à plusieurs reprises avoir connu l’identité de Mme Plame avant qu’elle ne soit révélée par Novak. Fitzgerald écrit dans son mémoire que Libby « partageait les intérêts de son supérieur et était soumis à ses instructions. Par conséquent, l’état d’esprit du vice-Président, tel qu’il l’a communiqué au défendeur [Libby], est d’une importance directe pour déterminer si le défendeur a sciemment fait de fausses déclarations aux agents fédéraux et au grand jury, en ce qui concerne le moment et la manière dont il a été mis au courant de l’emploi de [Plame] et ses propos à des journalistes sur cette affaire. »

Fitzgerald a indiqué qu’il citerait des témoins pouvant confirmer que Cheney avait instigué la campagne pour discréditer Wilson bien avant la publication de sa tribune libre. Il a également inclus dans son mémoire du 24 mai des extraits de différents interrogatoires de Libby montrant le rôle central du vice-Président, ainsi que les incohérences du défendeur lui-même, sans parler de ses « trous de mémoire ».

Quant à Libby, il a fait valoir, dans sa requête versée au dossier, que si « l’état d’esprit » de Cheney était à considérer, il faudrait également tenir compte de celui d’autres personnes concernées. Il estimait en outre qu’il serait impossible d’établir l’authenticité de la coupure de presse de Cheney, puisque ce dernier ne serait pas appelé à témoigner devant la Cour. Dans sa réponse, Fitzgerald affirme, au contraire, qu’il serait logique d’entendre le vice-Président, mais que cela n’avait pas encore été décidé. Autrement dit, Cheney pourrait bien être le prochain témoin et, le cas échéant, le prochain défendeur. Le mieux serait qu’il démissionne dès maintenant.

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