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Affaire Plame : l’étau se resserre autour de Cheney

La rédaction
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L’administration Bush a subi un nouveau revers grave, avec le scandale impliquant Karl Rove, le conseiller de la Maison Blanche qui a illégalement divulgué à des journalistes le nom d’un agent secret de la CIA, Valerie Plame. Cette affaire pourrait conduire à la destitution du vice-président Dick Cheney (comme le réclame Lyndon LaRouche), puis du président Bush lui-même, en vertu du 25ème amendement de la Constitution prévoyant la destitution en cas d’incompétence.

Le 13 juillet, Matt Copper, journaliste du magazine Time, a témoigné pendant deux heures et demie devant le grand jury présidé par le procureur Patrick Fitzgerald. Plus tard, Cooper et son avocat Richard Sauber ont clairement indiqué que Karl Rove était bien la source citée par le journaliste dans son article de juillet 2003 identifiant Valerie Plame comme une agente de la CIA enquêtant sur des armes de destruction massive (ADM). Puis, le 17 juillet sur NBC, Cooper a précisé qu’il avait déclaré au grand jury que sa deuxième source était Lewis Libby, le chef de cabinet du vice-président Cheney.

De son côté, l’avocat de Rove, Robert Luskin, a admis dans une interview accordée à National Review Online que son client fait l’objet d’une enquête dirigée par le procureur spécial Fitzgerald.

Le même jour, le sénateur démocrate Charles Schumer et trois autres sénateurs démocrates ont appelé le chef de cabinet de la Maison Blanche, Andrew Card, à ouvrir une nouvelle enquête interne sur les fuites à l’origine de la révélation du nom de Plame et à communiquer les résultats de son enquête antérieure. En effet, Card avait assuré Schumer qu’il avait mené une enquête approfondie et que Rove n’était pas impliqué dans cette affaire. « Ce n’est de toute évidence pas vrai. Il était clairement impliqué », affirma Schumer, rappelant que le président Bush avait déclaré il y a deux ans qu’il voulait faire toute la lumière sur cette affaire et qu’il renverrait de son gouvernement quiconque ayant commis un tel acte. Qu’en est-il aujourd’hui ? s’interroge le sénateur du New York.

Le 14 juillet, à l’occasion d’une conférence de presse à Washington sur l’affaire Rove, Schumer était accompagné de l’ancien ambassadeur Joe Wilson, le mari de Valerie Plame. Rappelons que dans le cadre d’une mission commanditée par Cheney, Wilson avait été envoyé au Niger pour déterminer si Saddam Hussein avait réellement tenté d’importer de l’uranium pour fabriquer des armes de destruction massive. A l’issue de son enquête, Wilson conclut que cette information était fausse et en informa le gouvernement (qui n’en tint pas compte). Lorsque, plus tard, Wilson le fit savoir publiquement, il fut révélé dans la presse que sa femme était un agent secret de la CIA.

Lors de cette conférence de presse, Schumer et Wilson ont appelé la Maison Blanche à suspendre immédiatement l’accès de Rove à toute information secrète et confidentielle. Selon le sénateur démocrate, cette affaire « soulève, à tout le moins, de graves questions sur un sujet dont les enjeux sont très élevés : quelqu’un qui révèle une information secrète sur un autre serviteur du pays qui a besoin de l’anonymat pour être protégé, peut-il continuer à en savoir plus sur d’autres secrets, d’autres agents, d’autres informations ? Je ne le pense pas . »

La « campagne de dénigrement lancée depuis la Maison Blanche est inadmissible sur le plan éthique », estime Wilson, qui a dénoncé en particulier Lewis Libby. Au cours d’une réunion à la Maison Blanche en mars 2003, on avait discuté de comment « s’occuper de Wilson », c’est-à-dire de trouver tout ce qui était possible sur lui et sa famille. « Et l’on m’a dit qu’au moins un des participants à ces réunions était Libby . »

Bien que la couverture de presse sur l’affaire Plame se concentre principalement sur Rove, les documents enregistrés par le procureur Fitzgerald l’année dernière, au moment où le journaliste Matt Cooper fut pour la première fois condamné pour outrage à la Cour, indiquaient que Libby était la principale cible de l’enquête.

Le 20 juillet 2004, Cooper et un journaliste de la NBC, Tim Russert, étaient condamnés pour outrage à la Cour par le juge fédéral Thomas Hogan, qui leur avait demandé de témoigner sur leurs conversations avec un « responsable précis de la Branche exécutive ». Le 7 août 2004, Russert accepta d’être interrogé par Fitzgerald et la NBC diffusa une déclaration identifiant Libby (et non Rove) comme étant le responsable en question.

A présent, Wilson et Cooper ont tous deux désigné Libby. Si ce dernier devait démissionner, son supérieur, Dick Cheney, pourrait suivre.

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