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Affaire des procureurs : derrière Gonzales, il y avait la Maison Blanche

La rédaction
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Au cours des deux dernières semaines, parallèlement à la condamnation de Lewis Libby pour parjure, deux scandales majeurs ont éclaté, déstabilisant plus que jamais la Maison Blanche et frappant non seulement le Président et le vice-Président, mais aussi le conseiller présidentiel Karl Rove et le ministre de la Justice Alberto Gonzales. Il s’agit de la purge pratiquée parmi les procureurs américains pour raisons politiques et des suites de l’affaire Plame.

Bien que le chef de cabinet de Gonzales ait déjà démissionné et que beaucoup réclament aussi le départ du ministre, tout indique que les vrais responsables se trouvent dans les hautes sphères de la Maison Blanche. En octobre dernier, le président Bush a informé Gonzales que plusieurs dirigeants du Parti républicain se plaignaient des procureurs fédéraux qui refusent de poursuivre énergiquement les enquêtes sur la « fraude électorale » . Dans le jargon des néoconservateurs, cela veut dire qu’ils accordent trop facilement le droit de vote aux Américains des minorités ethniques, et surtout aux Afro-américains. Quelques semaines plus tard, sept procureurs étaient remerciés.

En janvier 2005, l’idée circulait de congédier les 93 procureurs fédéraux au grand complet. Il semble maintenant que l’instigateur de ce plan était Karl Rove, et non pas Gonzales ou Harriet Miers, la conseillère juridique de la Maison Blanche. Face aux protestations du département de la Justice (DOJ), qui jugeait une telle mesure trop difficile à réaliser, Rove a accepté de limiter l’étendue de la purge aux magistrats considérés comme « déloyaux » à la Maison Blanche.

C’est effectivement Rove qui centralisait les plaintes pour « fraude électorale » dont les démocrates étaient accusés. Il faut savoir qu’au cours du premier mandat de Bush-Cheney, il y a eu un changement important au DOJ, qui a progressivement cessé d’appliquer la Loi sur le droit de vote en faveur de l’« intégrité de vote » , qui consiste en réalité à multiplier les obstacles bureaucratiques à l’inscription sur les listes électorales dans des circonscriptions jugées trop « démocrates » . De nombreux fonctionnaires dans la Division des droits civiques du ministère ont été remplacés par des activistes de la Federalist Society et autres gens d’ extrême droite.

Ce facteur a joué un rôle évident dans le licenciement des procureurs John McKay dans l’Etat de Washington et David Iglesias au Nouveau Mexique. Les dirigeants républicains voulaient que McKay lance des inculpations pour fraude électorale dans le cadre de l’élection au poste de gouverneur, en 2004, remportée par la candidate démocrate. « Il n’y avait aucune preuve et je n’allais pas convoquer des gens innocents devant un grand jury. » La situation était similaire pour Iglesias.

Le New York Times du 11 mars décrit Alberto Gonzales comme le « consigliere de la présidence impériale de M. Bush. Plus que toute autre personne au gouvernement, à l’exception du vice-Président Dick Cheney, M. Gonzales symbolise le mépris de M. Bush envers la séparation des pouvoirs, les libertés civiques et l’Etat de droit ». Le quotidien appelle à sa démission.

Le 15 mars, la commission Judiciaire du Sénat a assigné à comparaître six responsables du DOJ et six des procureurs congédiés, reportant d’une semaine les mandats destinés à des responsables de la Maison Blanche, dont Rove, Miers et son adjoint, William Kelley, pour voir s’ils se présentent d’eux-mêmes. Bien que le Congrès s’intéresse surtout à Gonzales, des documents et des e-mails remis au Congrès indiquent que l’idée est venue de la Maison Blanche.

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