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Aggravation de la crise bancaire italienne

La rédaction
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Selon un article paru dans le Neue Zuercher Zeitung du 2 mars, une dangereuse chasse aux sorcières risque d’être lancée contre les banques italiennes, « diabolisées » suite à la faillite de Parmalat. D’importants dirigeants bancaires font l’objet d’enquêtes judiciaires et, chose qui inquiète beaucoup l’organe de la communauté financière suisse, le Parlement italien discute d’un projet de réforme prévoyant des régulations plus sévères des activités bancaires.

Il est vrai qu’une gigantesque crise de confiance touche le système bancaire italien, aggravée de jour en jour par les révélations faites dans le cadre des enquêtes judiciaires sur les faillites de Cirio et de Parmalat. Selon un volumineux rapport de la Police financière de Rome remis aux procureurs, dans le cas de Cirio, la responsabilité de vendre des obligations « à haut risque », pour ne pas dire sans valeur, à des petits porteurs réside dans les plus hauts échelons des banques en question. La cible principale de l’enquête sur Cirio est la banque Capitalia, dont le PDG Cesare Geronzi est soupçonné d’être « associé aux activités du crime organisé ». Capitalia était aussi la principale banque de Parmalat.

La justice italienne s’intéresse actuellement à toutes les grandes banques italiennes : Intesa-BCI, Unicredito, Sanpaoloimi, Capitalia et Monte dei Paschi di Siena sont impliquées dans les affaires Cirio et Parmalat. En outre, les procureurs de Milan et de Parme enquêtent aussi sur l’implication de Bank of America, JP Morgan Chase, Citicorp, Deutsche Bank, Credit Suisse First Boston, Banco Santander et Morgan Stanley dans l’affaire Parmalat.

Entre-temps, le Parlement italien discute d’un projet de réforme qui restreindrait l’utilisation de l’épargne par les banques et établirait peut-être un contrôle gouvernemental et parlementaire sur la banque centrale. La vraie solution à ce problème est proposée dans la motion présentée à la Chambre des députés et au Sénat le 12 février dernier, appelant à une réforme du système monétaire et financier international de type nouveau Bretton Woods.

Le 27 février, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président Bush, le correspondant de l’EIR, William Jones, demanda au chancelier Schröder s’il soutenait la motion pour un nouveau Bretton Woods déposé à la Chambre italienne. Schröder répondit : « Je ne pourrai m’en faire une idée que lorsque je la verrai. » Ce commentaire a été repris par l’agence Agenparl, qui a repris les propos de Paolo Raimondi, représentant de LaRouche à Rome : « Après les commentaires de Schröder, il est encore plus urgent que le Parlement et le gouvernement italiens demandent aux pays et institutions européens de promouvoir ensemble des initiatives pour réformer le système financier en faillite . »

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