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Aggravation de la crise du dollar en cette nouvelle année

La rédaction
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Le 5 janvier 2004, premier jour de sa neuvième semaine consécutive de pertes par rapport aux autres devises, le dollar américain a franchi un nouveau seuil de baisse face à l’euro (1,269), ainsi qu’au yen, à la livre sterling et au franc suisse. Sur l’ensemble de l’année 2003, le dollar a baissé de 17% par rapport à la monnaie européenne, le plus fort déclin annuel depuis l’établissement de cette devise en 1999. Cette dégringolade s’est produite alors que tout le monde faisait état de rapports « très optimistes » sur l’économie américaine, prétendant que l’industrie, le bâtiment et d’autres indicateurs outre-Atlantique n’avaient jamais connu un essor aussi rapide depuis vingt ans.

La baisse du dollar est l’une des causes de la hausse des prix des matières premières ces derniers mois. Le 5 janvier, le prix de l’or atteignait 421 dollars l’once, le plus haut niveau en quatorze ans, tandis que celui de l’argent grimpait à un niveau jamais atteint en cinq ans. Certains cours de métaux industriels augmentent même plus rapidement que ceux des métaux précieux. En 2003, le prix du nickel a progressé de 120%, celui du plomb de 55%, du cuivre de 40%, de l’étain de 40% et du zinc de 30%.

A l’aube de la nouvelle année, les banques centrales européennes et asiatiques s’attendent à de nouvelles baisses importantes du dollar. Selon des responsables de la Banque centrale européenne (restés anonymes) cités dans la presse, l’on devra sans doute intervenir au moment où l’euro atteindra le seuil de 1,30 dollar. En 2003, les autorités japonaises sont intervenues sur les marchés des changes à hauteur de 188 milliards de dollars, afin d’empêcher le yen de trop monter par rapport au dollar, et le gouvernement vient de recevoir de la Banque du Japon un crédit de 93 milliards de dollars pour maintenir ces interventions, en attendant l’entrée en vigueur d’une mesure doublant le plafond d’emprunt prévu à cet effet.

Le 22 décembre, le China Business Post a rapporté que la Banque centrale chinoise étudiait un plan pour fixer le renminbi par rapport à un panier de dix devises plutôt qu’au seul dollar. Ce panier de monnaies, censé refléter le commerce extérieur et les volumes d’investissement du pays, devrait permettre d’éviter des fluctuations dans les taux de change à court terme.

En Russie, selon la Banque centrale, les mouvements de devises en octobre 2003 ont été plus importants que jamais depuis la crise de 1998 : les citoyens russes ont échangé pour plus de 5,5 milliards de dollars en devises étrangères. Dans sa revue mensuelle sur le marché des changes, la Banque centrale russe note : « Le déclin du taux de change rouble-dollar en septembre, combiné à la montée de l’euro, a grandement accrû l’intérêt pour l’euro chez les déposants russes. La demande en euros a augmenté de 42% en octobre. La structure de la demande monétaire a brusquement changé en faveur de l’euro, tandis que la demande pour le dollar a diminué de 11%. » Le président Poutine, lors d’une réunion avec les dirigeants gouvernementaux le 29 décembre, a mis l’accent sur l’énorme quantité de réserves d’or de la Russie, qui sont les plus élevées au monde.

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