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Agitation sur les marchés financiers

La rédaction
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Nouvelles ventes en catastrophe sur les marchés boursiers, chute spectaculaire du dollar américain et nouveau sommet atteint sur le cours de l’or depuis six ans, voilà les signes les plus visibles de la désintégration financière en cours à l’échelle mondiale.

Les marchés boursiers américains ont gommé tous les gains de début janvier pour replonger au niveau d’octobre 2002. Pour la première fois depuis sa création, en 1983, l’indice britannique FTSE connaissait, le 24 janvier, son dixième jour de chute consécutif, atteignant un plancher de 7 ans. Le 27 janvier, le dollar américain en était, lui aussi, à son dixième jour de chute par rapport à l’euro, frôlant les 1,09 euro pour un dollar, tandis que le cours de l’or passait au-dessus de 370 dollars l’once d’or troy à Londres, soit une augmentation de 90 dollars ou 33 % depuis le début 2002. De toute évidence, la démission, « pour des raisons personnelles », du principal conseiller économique de la Maison Blanche, Glenn Hubbard, co-auteur du récent plan de réductions fiscales de 674 milliards de dollars, n’a rassuré personne.

La dernière chute du dollar a conduit les dirigeants des banques centrales à travers le monde à s’inquiéter pour leurs réserves en devises étrangères. Le 25 janvier, la banque centrale russe a annoncé qu’« au moins 50% » de ses 48,1 milliards de dollars de réserves sont investis dans des actifs en dollars, mais que cela va changer. Elle prévoit de diminuer sa part en dollars et d’acheter à la place des euros, des livres sterling et des francs suisses. Le 23 janvier, au Forum économique de Davos, le directeur général de la Banque de Chine, Zhu Min, a dénoncé le déficit insoutenable des comptes courants américains. C’est pourquoi, a-t-il dit, l’ère d’importants achats de dollars par la Chine et d’autres pays asiatiques touche à sa fin. La Banque de Chine a l’une des plus importantes réserves en dollars de toutes les banques centrales du monde. Zhu a ajouté : « L’Asie a exporté vers les Etats-Unis et acheté des obligations du Trésor américain, et jusque-là tout le monde était content. Mais je ne crois pas que cela soit soutenable. Dépendre des flux asiatiques pour soutenir le déficit n’est pas sain. » Il a précisé : « Je pense que cette année, le régime des changes sera très volatile . »

Les remous monétaires ont déjà un fort impact sur l’Amérique latine. Par rapport au dollar américain pourtant en chute,le bolivar vénézuélien, le peso chilien et le peso mexicain ont tous atteint des planchers record pendant la semaine de transactions se terminant le 24 janvier. La banque centrale mexicaine a fait savoir qu’elle se prépare à des « conditions désorganisées » sur les marchés. Le 22 janvier, le Venezuela a imposé le contrôle des changes et temporairement suspendu les transactions monétaires. Le real brésilien a chuté de 2,7 % dans la seule journée du 24, malgré l’intervention de la banque centrale sur le marché des changes, et de 8,3 % sur toute la semaine. La banque centrale a été forcée d’élever ses taux d’intérêt à court terme à 25,5 %, soit le taux le plus élevé depuis avril 1999.

Entre-temps, les autorités suisses se soucient de l’impact préjudiciable de la hausse du franc suisse sur son économie. Rien qu’en 2002, sa monnaie a grimpé de 17 % par rapport au dollar. Le 24 janvier, le vice-président sortant de la Banque nationale suisse, Bruno Gehrig, qui quittera la banque en juin pour diriger la Swiss Life, a souligné dans un discours que la hausse du franc suisse nuit à « de nombreux secteurs de l’économie. (...) Le plus gros risque pour la Suisse serait une hausse du franc qui menace la stabilité de l’économie. » En conséquence, la Banque nationale suisse est prête à prendre « des mesures décisives contre une telle distorsion ». Parmi les actions possibles, on envisage une nouvelle baisse des taux d’intérêt à court terme, bien qu’ils ne soient plus qu’à 0,75 %. La Suisse pourrait aussi indexer le franc sur l’euro, a expliqué Gehrig, ou procéder à des interventions directes contre sa propre monnaie sur les marchés des changes.

Selon Jakon B. Madsen, professeur d’économie à l’université de Copenhague, le monde avance maintenant vers une nouvelle « dépression ». Dans un article paru dans le quotidien danois Politiken du 18 janvier, intitulé « La dépression menace », il met l’accent sur les gigantesques déséquilibres de l’économie mondiale, et en particulier de l’économie américaine. En conséquence, « des fluctuations incontrôlables pourraient frapper les marchés boursiers et monétaires mondiaux », ce qui pourrait à son tour faire grimper en flèche le chômage dans le monde. Les cours des actions peuvent encore beaucoup chuter, et comme en 1929, le krach du marché boursier ne pourrait être que le point de départ d’une évolution vers une véritable dépression économique.

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