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Aider la pêche n’est pas compatible avec l’Europe de Lisbonne

La rédaction
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Tout le monde le sait. Même Sarkozy, de passage au Guilvinec il y a quatre mois, avait admis que faute de disposer d’un gazole détaxé à 30 centimes d’euro le litre, la pêche française est condamnée à disparaître.

Cependant, les cours du brut s’envolent. Le baril est à 135 dollars et le gazole s’achète à 0,75 centimes le litre, en hausse de 29% depuis décembre !

Notons d’abord que la rémunération des marins-pêcheurs obéit à un calcul très particulier, appelé « rémunération à la part », qui les rend très vulnérables à toute hausse du prix des carburants. Pour calculer les salaires, le patron prend pour base le chiffre d’affaires. Sur cette recette, 55% reviennent en général à l’armateur et le reste à l’équipage. Mais d’abord, il déduit les frais : taxes, criée, vivres, entretien, glace et surtout carburant, dont le prix représente désormais la moitié des coûts de la pêche. Par l’effet mécanique de la hausse du carburant, les rémunérations des matelots basculent dans le négatif !

Acculés à la faillite personnelle et économique, les pêcheurs ont lancé la contestation. Michel Barnier a dû trouver des astuces pour calmer la situation. En aides directes, les marins-pêcheurs disposeront de 22 millions d’euros à condition que cette mesure puisse être « requalifiée en aide d’urgence pour être eurocompatible » (dixit Le Figaro), car Bruxelles, c’est-à-dire les traités de Maastricht et de Lisbonne, interdisent toute aide directe accusée de conduire à une distorsion de la concurrence.

Refusant de rétablir le fonds gazole, car « on n’est plus à Moscou du temps d’une économie administrée où l’on fixe le prix du pétrole », le ministre de la Pêche trouve donc un autre mécanisme permettant d’aboutir à un résultat similaire, mais étiqueté « mesure d’ordre social individualisée », et donc échappant aux foudres de la Commission qui gronde. Au lieu d’abaisser le prix du gazole à la pompe, on rembourse à chaque marin-pêcheur individuel le surcoût. Comme le formule Le Figaro : « A compter de la prochaine marée, c’est-à-dire début juin, l’Etat compensera le part de gazole payée par chaque marin, de telle sorte qu’elle ne dépasse pas les 40 centimes d’euro par litre. »

Tout ceci permettra, peut-être, de calmer temporairement les marins-pêcheurs sans affronter la tempête financière qui nous attend. Car Goldman Sachs spécule depuis avril sur un baril à 200 euros et sur la hausse des denrées alimentaires. Dans ce cas, nous serons tous des marins-pêcheurs.

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