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Alito et la thérorie de l’Exécutif unitaire

La rédaction
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Pour les auditions consacrées à la nomination du juge Alito à la Cour suprême, le Parti démocrate a adopté une stratégie coordonnée, centrée sur l’adhésion d’Alito à la théorie de Carl Schmitt d’« exécutif unitaire » - euphémisme pour qualifier un gouvernement dictatorial où la volonté du Président prédomine sur les autres branches du gouvernement dans le contexte d’un « état d’urgence ». Face à cette offensive, Alito a répondu par des mensonges flagrants au sujet de ses opinions et de ses intentions.

Le 10 janvier, après plusieurs semaines de préparation à cet interrogatoire, Samuel Alito a répondu à la première série de questions par des généralités et des platitudes. Il a ainsi pu éviter de dire si oui ou non il adhère à la doctrine de l’« exécutif unitaire », telle que l’applique l’administration Bush-Cheney pour justifier la torture, les détentions à durée illimitée et les écoutes illicites.

Lorsque le président de la commission Judiciaire, le républicain Arlen Specter, l’interrogea sur la légalité des mises sur écoute de citoyens américains par la National Security Agency (NSA), Alito se déroba. Cependant, à propos d’un mémorandum qu’il avait rédigé en 1986, concernant les commentaires qu’un Président peut faire en signant une loi, afin de préciser sa propre interprétation du texte en question (« signing statement »), il déclara qu’il s’agissait d’un « premier exercice approximatif » traitant d’une « question théorique ». Quand le sénateur démocrate Patrick Leahy revint à la charge en lui demandant ce qu’il pensait de la déclaration faite par Bush à l’occasion de la signature de la loi militaire (incluant l’amendement McCain interdisant tout recours à la torture), Alito se contenta de répondre qu’il s’agissait de « questions théoriques qui doivent être étudiées et résolues ». Leahy ayant rappelé comment Bush avait fait fi de la loi sur l’espionnage de citoyens américains (FISA), Alito répondit de manière évasive que le Président était obligé de respecter le Quatrième Amendement ainsi que les statuts adoptés par le Congrès, tout en esquivant les faits concrets concernant l’espionnage pratiqué par la NSA. A nouveau, à la question de savoir si le Président avait le pouvoir de contourner la loi, il se fit évasif en déclarant que celui-ci devait appliquer toutes les lois pourvu qu’elles soient « constitutionnelles », laissant entendre qu’il n’était pas tenu de le faire s’il jugeait une loi anticonstitutionnelle...

De leur côté, les citoyens doivent faire pression sur les sénateurs pour qu’ils mettent l’accent sur les penchants fascisants, dans la tradition de Carl Schmitt, du juge pressenti pour siéger à la Cour suprême. Une question cruciale a été posée le 11 janvier par le sénateur démocrate Dick Durbin, considéré comme l’un des intervenants les plus agressifs. Il a noté que dans une demande d’emploi au département de la Justice, Alito avait écrit qu’il appartenait « à deux organisations, la Federalist Society et les Concerned Alumni of Princeton » (association de diplômés de Princeton), lui demandant de s’expliquer là-dessus. Alito répondit : « Je ne parlerai pas de la Federalist Society, car chaque fois que je prononce ces mots, ils sortent de leurs gonds, m’accusant quelque part d’être coupable de tactiques mccarthystes. (...) Je ne toucherai pas à cette question. » En fait, c’est justement sur ce front que les sénateurs doivent attaquer.

Le même jour, le sénateur Leahy a ajourné d’une semaine le vote de la commission Judiciaire sur le sujet. Il n’aura donc pas lieu avant la réunion des sénateurs démocrates le 18 janvier, contrairement à ce qu’espérait Cheney. LaRouche a appelé d’ici là à une mobilisation tous azimuts du LYM, qui diffuse à Washington la nouvelle brochure Enfants de Satan IV, exposant les réseaux autour d’Alito.

Si la nomination d’Alito est confirmée, dit LaRouche, les parrains synarchistes de Dick Cheney auront franchi une étape de plus vers la dictature. Comparant la période actuelle à celle allant de l’incendie du Reichstag le 26 février 1933 à l’été 1934, LaRouche déclara que la défaite d’Alito était indispensable pour empêcher l’oligarchie synarchiste d’imposer une dictature mondiale.

Dick Cheney défend Alito

Le 11 janvier, le vice-président Cheney a confirmé lors de diverses interviews à la radio qu’Alito était bien son choix personnel. À l’émission de Tony Snow, le vice-Président déclara : « Le processus que nous avons suivi pour choisir, pour recommander au Président de nommer le juge Alito à la Cour suprême, a été exhaustif. (...) Nous avons commencé ce processus peu après avoir été élu. Et bien sûr, nous y avons mis beaucoup d’efforts. Nous avons passé en revue tous les juges au niveau fédéral ainsi que dans les Cours d’Etats. Le juge Alito, comme John Roberts, est apparu comme un juriste vraiment éminent dans son domaine, un homme qui a quinze ans d’expérience en Cour d’appel, qui a beaucoup écrit. (...) Je pense qu’il faut examiner toute sa carrière et ses opinions avant de se faire un jugement. »

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