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Allemagne : après le vote de défiance envers Schröder

La rédaction
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Comme il le souhaitait, le chancelier Gerhard Schröder a perdu le vote de confiance au Bundestag le 1er juillet, par 296 voix contre 151 et 148 abstentions. Il appartient maintenant au président Horst Köhler de décider, d’ici trois semaines, de la date des élections anticipées. Cette décision sera donc prise au plus tard le 22 juillet et les législatives pourraient alors être tenues à la mi-septembre.

Suivant la Constitution allemande, l’opposition aurait pu appeler dès maintenant à un « vote de confiance constructif » pour élire un nouveau chancelier, à savoir Angela Merkel, mais pour qu’elle puisse succéder directement à Schröder sans nouvelles élections, il lui aurait fallu une majorité de 301 voix, ce qu’elle n’avait pas. Dans son discours, Merkel montrait des signes de nervosité et de distraction, caractérisés par un lapsus en parlant d’une « coalition CDU-CSU-SPD » au lieu de « CDU-CSU-FDP » comme elle le souhaite réellement, provoquant l’hilarité générale, ainsi que des commentaires perplexes dans la presse.

Immédiatement après le vote de défiance, Helga Zepp-LaRouche, présidente du Mouvement des droits civiques solidarité (BüSo), a publié une déclaration intitulée « La réalité non mentionnée - Ma candidature à la chancellerie est maintenant plus importante que jamais ». Elle y dit notamment : « Le chancelier Schröder est arrivé à ce qu’il voulait, (...) [mais] le principal problème de ce débat est le fait qu’aucun orateur n’a mentionné la réalité déterminante : les problèmes qui affectent l’Allemagne, comme le chômage et le déclin de la production, ne sont pas des problèmes allemands, mais bien une conséquence de la crise financière et économique mondiale. La raison principale de cette crise est le paradigme néo-libéral anglo-américain de l’économie de marché qui domine l’économie mondiale depuis bien avant l’arrivée au pouvoir de Schröder. Tant qu’on ne parlera pas de ces questions sous-jacentes, il sera impossible de trouver une solution à la crise économique. Faute de corriger les axiomes de la dérive de ces quarante dernières années, peu importe en fin de compte quel parti remporte les futures élections. (...)

« L’économie américaine et le système financier international sont, au moins depuis l’effondrement du secteur automobile américain et la crise des hedge funds qu’il a provoquée, dans l’œil d’un ouragan, dont les effets dramatiques se feront bientôt sentir aussi dans le reste du monde. [Le président du SPD] Müntefering a soulevé à juste titre un des aspects du problème, avec ses remarques sur les attaques menées par des "sauterelles capitalistes", de même que le chancelier Schröder avec son appel à la transparence des hedge funds, mais ces deux interventions sont restées bien en-deçà des nécessités. Conséquence de ce capitalisme prédateur débridé (dans son encyclique de 1987 Sollicitudo rei socialis, le pape Jean-Paul II parlait de "structures de péchés"), le système de mondialisation se trouve aujourd’hui dans la phase terminale de son effondrement.

« L’absence de débat sur l’état du système financier international met en lumière l’importance unique de ma candidature à la chancellerie. Quelqu’un doit dire la vérité et soulever les thèmes dont dépend l’avenir de la nation. (...) Dans son discours, le chancelier Schröder a clairement laissé entendre qu’il voulait continuer sa politique de "réformes " ; il reste à espérer qu’il arrive à une meilleure compréhension des choses et retourne l’humeur des 9 millions de chômeurs, au moyen d’un programme d’investissements publics d’au moins 200 milliards d’euros, avant la fin de cette année. (...) Je promouvrai ma candidature avec énergie. Dans ce pays, il faut au moins un candidat à la chancellerie qui défende les véritables intérêts de l’Allemagne, qui ait un programme pour surmonter la crise financière et économique mondiale et qui (...) ait de bonnes relations avec l’Amérique d’Abraham Lincoln et de Franklin Roosevelt . »

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