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Allemagne : attaque en règle contre le « capitalisme rhénan »

La rédaction
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En 2004, les exportations industrielles allemandes ont battu des records historiques, ce qui ne semble pas être un signe de « compétitivité internationale en rapide détérioration ». Malgré cela, il y a une demande grandissante pour que l’Allemagne « réduise les salaires insupportablement élevés », « effectue des coupes dans le système de sécurité sociale », « minimise l’influence des syndicats » et « dérégule les marchés du travail trop rigides ». On l’entend de la part de grands patrons, d’hommes politiques, de presque tous les médias et de diverses « initiatives » néo-libérales. Les mêmes revendications sont, bien sûr, exprimées par le FMI, la Commission européenne et divers groupes d’« élite » privés, pour la plupart anglo-américains.

Malheureusement, le gouvernement Schröder obéit à cette tendance, en mettant en œuvre la loi Hartz IV et la réforme du marché du travail, tandis que l’opposition chrétienne démocrate réclame des coupes encore plus dures dans les aides sociales et la santé. De grandes sociétés, comme General Motors/Opel ou Siemens, choisissent la confrontation avec les syndicats : soit ils acceptent des réductions de salaire de 30 à 40%, soit il y aura des licenciements collectifs et des délocalisations vers Europe de l’Est et l’Asie. Une récente étude du Boston Consulting Group prévoit que, d’ici 2015, l’Allemagne perdra 2 millions d’emplois dans l’industrie, sur les 8 millions actuels, si elle n’applique pas des « réformes » du type mentionné ci-dessus. Le président des patrons allemands (BDI), Michael Rogowski, a déclaré que le système de cogestion, qui donne aux syndicats des droits consultatifs et une voix au chapitre dans les prises de décision des entreprises, est une « erreur historique » qu’il faut abandonner. Ce système de concertation entre direction et syndicats, sur une base paritaire, est un aspect central du « capitalisme rhénan » ou de l’« économie de marché sociale » qui subit actuellement cet assaut.

Ce modèle, qui a particulièrement bien réussi, est basé sur des investissements et des stratégies d’entreprise à long terme, de hauts niveaux de salaires et de standards sociaux, très peu de grèves, un bon système d’éducation, une infrastructure excellente et des liens étroits entre l’employé et « son entreprise ». Mais aujourd’hui, on assiste à une tentative de détruire ce système économique et social, jugé incompatible avec les « nouvelles réalités » de l’économie mondiale, caractérisée par la « priorité aux actionnaires » et la « mondialisation ».

Selon les tenants du libéralisme pur et dur, le fort taux de chômage est la « preuve » que l’époque du « capitalisme rhénan » est révolue. Cet argument ne tient cependant pas compte du fait que, depuis la mise en œuvre de la politique de Maastricht, l’Etat n’a plus le droit de prendre de mesures actives contre le chômage de masse, comme, par exemple, de lancer un programme d’investissements infrastructurels financés par l’Etat pour créer des emplois productifs.

Un économiste allemand nous confiait dernièrement : « Nous assistons à une répétition choquante de la politique de déflation des années 20 et du début des années 30. A l’époque comme aujourd’hui, on nous disait que l’abaissement du niveau de vie pour la majorité de la population et l’austérité fiscale étaient la "seule manière" de traiter les problèmes économiques de l’Allemagne. Nous savons tous comment cela s’est terminé en 1933 . »

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